samedi 3 mars 2012

Livre - Book : "Primitive living, Self-sufficiency, and Survival skills"


(English version below the fold)

C'est le premier ouvrage que j'ai lu sur le sujet très intéressant de la vie primitive et je suis conquis. Il se peut que d'autres livres similaires soient "double-plus" mieux mais je me contenterais de parler de ce que j'ai entre les mains.
Le prix est très abordable : US$16,95 pour 200 pages, couverture souple, format proche du A4. Il me semble qu'il est imprimé sur du papier écolo avec des encres végétales mais je n'arrive pas à retrouver la mention de cette caractéristique. Les photos sont en noir et blanc, ce qui n'est pas toujours agréable pour les yeux.
Le livre prend la forme d'un récit d'une journée "aborigène" intercalé de fiches techniques pour se fabriquer des outils primitifs ou pour s'alimenter dans la nature. Cette alternance entre poésie et pédagogie fait en sorte de nous ramener en douceur vers nos origines : à l'âge de pierre !
Je dirais à vu de nez qu'il y a une page de récit pour une page de fiche technique.

On y apprend notamment à faire un outil tranchant en pierre, à faire de la vannerie, à se faire un abri sans bâche ni ficelle, à faire un feu sans Zippo ni allumette, à pêcher à la main, à tresser les fibres végétales, à cuisiner "abo", à se faire une échoppe en terre cuite, à piocher dans le garde-manger de la Nature, à dépecer un chevreuil et à tanner sa peau, à se faire des mocassins et à marcher comme un Sioux...

L'auteur nous amène à réfléchir sur notre place dans la Nature et les conséquences de notre mode de vie moderne. Selon lui faire une rando avec du matos dernier cri est une activité pas très "green" car en plus de piétiner le sol pour ses loisirs, on débarque avec des objets dont la production a entraîné une pollution non négligeable.

TJ Elpel n'est pour autant pas un acharné du primitif et il emmène un ustensile en métal pour faire sa cuisine "abo" et il a toujours un briquet Bic pour le cas où son matériel pour faire le feu soit trop humide. Il a aussi un SAK, un peigne et une brosse à dent, ce qui me semble le minimum pour un occidental :-).

Je veux faire une série de posts sur la vie primitive, ça s'intitulera "Homo sapiens BIOS" (comprendra qui peut).

http://www.primitiveways.com/

First book I read on this quite interesting subject. There may be others relevant books on primitive living but I didn't have a chance to put my hands on them yet.
Afordable price : only US$16,95 for 200 pages, soft cover. I think it's printed on recycled paper with "natural" inks but I can't find the paragraph. Pictures are black & white, so it's a bit difficult to see what's going on.
The book tells a story of an "aborigenese" day trip with technical tips here and there. This alternating stream of poesy and pedagogy bring us back a few thousand years ago : at the stone age ! I'll say there one page out of two concerning "abo" skills.

One learn to make a stone knife, twined baskets, a shelter without strings or tarp, a fire without matches or a lighter, to fish by hand, to make cordage from natural fibers, to cook abo-style, to make pottery, to feed at Nature's banquet, to skin a deer and to braintan its hide, to sew mocassins and to walk like a Sioux...

The author make us think about our place in Nature and the consequences of our moderne way of life. He says a trek with high-end equipment is far from being a "green" activity as in addition to compacting the earth with our Vibram soles, we use during our trip objects which generated a non-negligeable pollution for their making. So let's go abo'.

But TJ Elpel is not a hardcore abo roaming the forest with his stone axe: he uses metal for cooking and always has a backup bic lighter just in case his handdrill get soaked. He also brings a SAK, a comb and a toothbrush, what seems to me the bare minimum for a westerner :-).

I plan to make a series of articles on primitive living tests, labelled "Homo sapiens BIOS".

Check the link above the fold.

lundi 20 février 2012

Vidéo : Réaliser une petite cache en tube PVC




J'aurais voulu utiliser un bouchon sans vis pour une des extrémités mais je n'en ai pas trouvé en magasin de bricolage. Les dimensions internes sont 9,5cm de diamètre sur 14cm, donc un volume d'environ un litre.

Il faut tester l'étanchéité des collages en plongeant le tube muni d'un bouchon dans de l'eau et de voir s'il y a de l'eau qui pénètre à l'intérieur. Procéder de même pour l'autre extrémité.

Cette cache peut accueillir un pistolet de poche tel le Ruger LCP conseillé par Volwest (il est en revanche formellement interdit de l'enterrer ensuite :-), des munitions, une clé USB avec une partition cryptée contenant une copie de vos papiers importants, quelques ustensiles de survie, des barres de céréales etc.
Il est indiqué de mettre les objets dans un sac ziplock avant leur dépôt dans le tube pour plus de précaution.

mercredi 8 février 2012

Sac d'évacuation - Bug Out Bag


(English version below the fold)

Grand classique chez les preppers, le sac d'évacuation. En effet, la constitution d'un sac contenant le minimum nécessaire pour subvenir à ses besoins en dehors du domicile est une étape nécessaire pour ceux qui vivent dans des environnements susceptibles de devenir hostile à la suite d'une catastrophe naturelle ou industrielle, d'émeutes ou d'un nettoyage ethnique. Plus prosaïquement, cela peut servir lorsque notre domicile prend feu. Ce qui est intéressant, c'est le fait que l'on soulage les éventuels services de secours en étant prêt à se prendre en charge.
Bien évidement, il est préférable d'avoir un point de chute une fois que l'on évacue son domicile. Cela peut-être la maison du voisin, ou celle d'un membre de la famille située à l'autre bout du pays. Plus on a de points de chute potentiels, plus on élargit nos possibilités d'actions. Le point de chute par défaut étant souvent un gymnase ou une salle des fêtes réquisitionnés par les pouvoirs publiques pour l'occasion. De manière générale, il vaut mieux avoir une destination personnelle plutôt que d'être un réfugié parmi tant d'autres entassés dans un lieu commun.

Le sac d'évacuation doit nous permettre de réguler notre température (frais en été, chaud en hiver), de nous nourrir pendant quelques jours (on parle souvent de 3 jours mais c'est assez arbitraire), de nous hydrater sans risque pour notre santé, de communiquer ou de recevoir des informations, de se protéger d'éventuels agresseurs profitant de notre situation précaire, de procéder aux démarches administratives pour régulariser notre situation etc.

Je détaille ci-dessous le contenu, INCOMPLET ET PERFECTIBLE, de mon sac d'évacuation. Il faut plus s'attacher aux concepts et à leurs fonctions qu'aux marques ou modèles d'équipement. Essayer si possible d'acquérir des objets de qualité, voilà une bonne idée !


Module orientation : porte-carte Proforce, cartes, carnet, stylo, crayon, boussole, monoculaire Barska (mauvaise qualité !) et son chiffon


Module bricolage :  sac à patate, serflex, gants, 5m corde + mousqueton, clé multiple hexa, scie à métaux, pied de biche improvisé, duck-tape argenté, pince multi-outil Leatherman Surge, scie Fiskars, pétards, tuyau d'aquarium, 10m para-corde 550, élastiques, ficelle, épingles de sûreté, duck-tape kaki, pierre à aiguiser, fil de couture vert olive.


Module électronique : CB Midland 75-785, deux talkies PMR, radio FM/MW/SW, lampe frontale Petlz Tikka XP avec filtre rouge, carte téléphonique prépayée, dosimètre Radex 1706, 37 piles et accus


Module vêtements (ici avec le pack "froid") : bonnet et gants Thinsulate, shemag, polo polaire, colant, chaussettes épaisses, chaussons de douche, 3 paires de chaussettes, 2 T-shirts, caleçon



Module hygiène et premiers secours : serviette Packtowl, mouchoirs en papier, brosse à dent tronquée, savonnettes, papier toilette, échantillon parfum, bout de serviette faisant office de gant, rasoir jetable, gel hydroalcoolique, medpouch Blackhawk, gants latex, tire-tique, comprimés de cuivre-or-argent, deux bandes de gaze, bande strech, spray antiseptique,  paracétamol, acérola, dacrylosérum, iodure de potassium, pince à épiler, lames de scalpel, stick lèvres, assortiment de pansements, compresses, miroir, sutures


Module couchage : sac de couchage en duvet Rab Q600End, matelas auto-gonflant Thermarest 4 saisons, sac de compression DPM, deux sandows, drap-sac en soie, oreiller gonflable, bouchons d'oreille, bâche DPM 2x3m, cordelette + mousqueton


Module sécurité : masque FFP3, gilet fluo, lunettes de protection, bouchons d'oreilles, stick limuneux vert, assortiment de munitions, fumigène, bombe anti-agression au poivre, coutea de botte, paquet de cigarettes


Module humidité : poncho Bundeswehr (avec casquette pour tenir la capuche trop imposante), pantalon étanche, sursac à dos camo CE, grand sac étanche camo DPM.


Module alimentation et boisson : chocolat noir 200g, couscous demi-complet 1kg, cuiller en bois, sel, guarana, briquet bougie chauffe plat, bouillons cubes, potage, outre Platypus 4L. Non photographié : bidon d'eau 1L dans housse thermique et pastilles Micropur.


Divers : couverture de survie, deux paires de bouchons d'oreille, ceinture kaki, mouchoir kaki, 12 piles AA, jeu de 52 cartes.

Le tout est incorporé dans un sac de sport à roulette qui peut se porter en sac à dos (photo en tête du message). Je compte aussi sur un autre sac type étudiant pour y caser ce qui ne rentre pas. J'ai abandonné le concept du sac "commando-de-la-mort-qui-tue" car trop tape à l'oeil à mon goût. Ainsi j'aurai l'air du "jeune sportif" plutôt que du "maquisard en vadrouille".
Je suis en train de me trouver un nouveau mode de cuisson, notamment une bouilloire.

Catakit : le sac d'urgence selon la Croix Rouge Française



A prepper's classic, the bug-out-bag. Kind of a tangible insurance policy. Enough to regulate your temperature, to feed & hydrate yourself, to communicate and get informations, to protect you and your relatives and finally to get back in "business" with the PTB.
Natural and industrial disasters, riots, ethnic cleansing. Our environment can turn hostile without much advanced warning.
What if my house catches fire while I'm asleep ? I hear the fire alarm, then what ? In case the situation is out of control I grab my BOB and jump off the second floor.

Having a BOB and a plan on how to use it is a good citizen practice, as the rescue teams will be able to take care of other people while you take care of yourself.

Of course, you need to know where you're going with your bag-o-tricks. Being a refugee is definitely not a good idea. For a minor disaster like a house fire, you can go sleep at the neighbour's home, but for major SHTF situations, you need a bug out location far beyond the horizon line. The more potential BOL you have, the better you can adapt to the unfolding events.

My own BOB is far from complete as of today. Concepts matter more than brands and models.The idea is to get quality equipment, that we can bet our life on. See the various pictures above to get an idea of what's in my bag (which is pictured at the top).