mercredi 12 décembre 2012

Lecture : "Rues Barbares - Survivre en ville"

"Quittez la ville. C'est pour votre bien." (p.33)

Préambule : Dr Prepper & Mr Survivalist


Avant d'attaquer le compte-rendu de lecture, je voudrais faire une petite mise au point. Selon moi, le monde de la prévoyance se divise en deux catégories : les preppers (de l'anglais preparedness : fait d'être prêt) et les survivalistes. Il y a souvent un clivage plus ou moins précis entre ces deux mouvements.
Les preppers se préparent ou sont prêts à vivre lors d'une rupture de la "normalité", que ce soit une crise économique ou un ouragan, que ça dure une semaine ou 3 ans. Leur but est d'être résilients, de ne pas se laisser ballotter par le courant. Les survivalistes se préparent ou sont tout autant prêts à affronter ces ruptures de la "normalité", mais leur réflexion les a amené à croire que le monde dans lequel on vit va s'effondrer incessamment sous peu, dans 5 ou 10 ans. Pendant la Guerre Froide ils se préparaient à l'holocauste nucléaire, pendant les chocs pétroliers ils se préparaient à l'effondrement économique, à la fin des années 1990 ils se préparaient au bug de l'an 2000, de nos jours ils se préparent aux conséquences d'un crash énergétique, bref ce sont des doomers (de l'anglais doom : situation catastrophique inéluctable) qui entendent s'adapter à un changement irréversible et profond de la société.
Je me positionne entre ces deux courants, en développant ma "prévoyance totale". Ce n'est qu'un idéal vers lequel on peut tendre mais qu'on ne touche jamais.

Qu'est-ce qu'une ville ?


C'est une très bonne question que les auteurs ont développé dans les premiers pages. Nous découvrons ainsi à quel point les agglomérations sont dépendantes du "système de support" et que si en temps normal on peut y trouver plus aisément du travail et des activités socio-culturelles, elles deviennent, en cas de rupture de la normalité, de véritables trous à rats dans lesquels la survie est possible mais peu enviable. D'où la phrase citée en légende de la couverture ci-dessus. Une ville, tel un malade sur un lit d'hôpital, fonctionne grâce à un afflux constant de ressources provenant de l'extérieur ; plus elle est peuplée et étendue, plus elle est fragile.
Pour ce qui est de la taille, je citerais mon amie Wikipedia (source):
En France, où l'organisation municipale est devenue uniforme, l'INSEE définit la ville selon le critère de l'importance du peuplement et de la continuité de l'habitat. Une ville se définit par une population d'au moins 2000 habitants, dont les habitations doivent être à moins de 200 m chacune.
En Suisse, une ville est soit une commune de plus de 10 000 habitants, soit une commune possédant ce statut depuis le Moyen Âge.
Autant "survivre en ville" est envisageable dans une commune de 30 000 habitants, autant c'est un cauchemar dans une agglomération comme le Grand Paris. Autant un francilien peut se dire prepper car il pourra nécessairement survivre sur place lors d'une rupture temporaire de la normalité, autant il est suicidaire et/ou schizophrène s'il se dit survivaliste et qu'il prétend survivre à l'effondrement du monde moderne.
Ce qui est intéressant dans ce livre, c'est le mélange subtil entre le survivalisme de Piero et la prévoyance de Volwest. Ils sont tous les deux d'accord pour dire que la ville n'est pas un environnement agréable en cas de rupture de la normalité, mais dans la vie de tous les jours l'un se prépare à l'effondrement de la société globale alors que l'autre travaille son indépendance sans disserter sur la fin du monde moderne. Le livre est donc destiné aux citadins preppers, voir même aux survivalistes, mais ces derniers doivent savoir qu'en cas de gros bronx durable, les grandes villes seront de véritables cercueils et qu'il serait pertinent de déménager préventivement vers une ville de plus petite taille.

Vous avez été prévenu !


Qu'elle qu'en soit la raison, vous n'envisagez pas l'exode rural. Pour compenser la fragilité de votre situation urbaine, il vous faudra mettre en place de nombreux filets de sécurité qui sont détaillés avec plus ou moins de profondeur dans ce livre, selon la hiérarchie déjà utilisée dans le précédent livre de Piero : eau, nourriture, hygiène et santé, énergie, connaissance, défense, lien social. Ces sept facettes de la préparation sont abordées d'un angle de vue bien évidement plus citadin que dans "Survivre à l'Effondrement Economique" mais si on en fait la comparaison, il y a beaucoup d'équipements, de systèmes et de compétences qui sont similaires. Après tout, la survie c'est la survie ! Mais en ville on a le problème de la densité de population, et donc il y a des choses qui seraient facilement mises en place à la campagne et qui demandent moult précaution en agglomération quand les "prédateurs" (ou "Alpha" d'après la terminologie utilisée par les auteurs) rôdent comme par exemple utiliser un panneau photovoltaïque, faire cuire du couscous ou faire sécher son linge au soleil. Je m'attendais à une présentation nouvelle, peut-être plus emprunte du style de Volwest.

7 points à développer


  1. L'eau devient très précieuse en cas de coupure du réseau en milieu urbain, et vous devrez vous soucier de pouvoir en acquérir, la filtrer, la purifier et la stocker. Plusieurs méthodes sont expliquées pour chaque étape, avec un niveau de détails adapté à l'importance de cette ressource primordiale : 72h suffisent à mourir de déshydratation, et boire une eau souillée peut entraîner la mort à cause de pathogènes ou polluants. Quel filtre choisir, quel contenant ergonomique, où chercher de l'eau en ville, comment doser la Javel etc.
  2. Le citadin aura du mal à produire de la nourriture, mais une grande partie des efforts qu'il peut faire pour se prémunir de la pénurie sont développés dans le chapitre sur l'alimentation. On regrettera l'absence du concept de tour à patates, qui est pertinent quand on a un balcon ou une grande fenêtre au sud. La production et la conservation des aliments, le stockage tournant ainsi que le petit élevage, les pièges et la pêche sont abordés. C'est une bonne base de départ qu'il faudra compléter par des livres références dont certains sont listés dans le chapitre connaissance.
  3. Le chapitre sur l'hygiène est celui qui m'a le plus fait peur, avec cette liste d'affections et les traitements correspondants : bisocadyl, diclofénac, cetirizine, pantoprazole... enfin que des noms barbares ! Dans un contexte dégradé où les maladies qu'on croyait disparu vont faire surface, l'hygiène partagera les survivants des macchabées. Ce n'est pas un sujet à prendre à la légère. Mieux vaut prévenir que guérir. Justement guérir, ce chapitre donne des pistes pour s'équiper de matériel et de médicaments afin de traiter tant que faire se peut les problèmes médicaux qui pourraient gâcher votre journée : une carie, une foulure, une infection etc. Bien évidement, l'accent est mis sur la nécessité de se former un minimum et de se documenter, car c'est un sujet très vaste.
  4. Le citadin est un consommateur net de ressources, notamment d'énergie. Piero et Volwest vous donnent des pistes pour développer un système électrique autonome, pour faire la cuisine et pour ne pas mourir de froid ou de chaud (suivant votre environnement). De bons vêtements vous économiseront de l'énergie, aujourd'hui et encore plus déterminant, en cas de crise. Un système tout con comme la bouillotte n'a malheureusement pas été mentionné (voilà c'est fait).
  5. Un prepper, et encore plus un survivaliste, doit connaître beaucoup de choses. Certains auront plus de faciliter à enregistrer dans leur cerveau des méthodes, routines et connaissances, mais de manière général, il vaut mieux avoir une bonne bibliothèque papier et le chapitre suivant donne une liste non exhaustive d'ouvrages sur des sujets divers et variés comme le tir au pistolet, l'élevage de poules ou les plantes médicinales. Une bonne poignée de paragraphes sont consacrés aux compétences à développer pour augmenter ses chances de survie et son utilité au sein de la société : la réparation et manufacture de vêtements, la transformation des aliments, la menuiserie etc. Vous pouvez piocher dans cette liste bien fournie pour vous choisir un nouveau hobby !
  6. La situation étant déjà craignos dans certains quartiers en temps normal, on peut imaginer que ça sera pire lors d'une rupture de la normalité, et que l'emprise des voyous s'étendra à de plus grandes zones urbaines. La vigilance est toujours la première chose à mettre en oeuvre, et les auteurs énumèrent diverses procédures pour éviter le conflit en premier lieu : connaître son environnement, varier ses déplacements etc. Porter un spray au poivre peut paraître aujourd'hui suffisant, mais cela s’avérera sans doute inapproprié en K2KK. Il vous faudra des armes à feu et savoir comment les manipuler. Un topo est fait sur les différentes armes, ainsi que les outils de gestion de conflits autre que les bâtons de feu. Une lacune incompréhensible : les gilets pare-balles ne sont pas mentionnés, alors que FerFAL par exemple, qui a vécu à Buenos Aires pendant la crise économique (jusqu'à ce qu'il immigre en Irlande car ça devenait vraiment trop le bronx), le conseille dans son livre comme un must-have pour se protéger des balles perdues, même dans la vie quotidienne car le crime augmente avec la misère.
  7. Dernier point important, le lien social. En ville, il n'y a pas beaucoup de gibiers, il n'y a pas beaucoup de sources ni de jardins, mais il y a beaucoup de gens. Ainsi le lien social sera d'autant plus essentiel que l'on se trouve au milieu d'un troupeau de moutons pouvant se transformer en loups en cas de crise. C'est le chapitre qui m'a le plus plu. Il vous faut dès à présent tisser votre réseau social et les conseils ne manquent pas pour vous lancer : se renseigner sur vos voisins, sur leurs problèmes et leurs ressources, participer à la vie politique locale, fréquenter certaines personnes clés comme les médecins, les dentistes etc. Vous avez du pain sur la planche...En situation de survie urbaine ce ne seront pas tant les équipements que vous possédez mais surtout les personnes que vous connaissez qui feront la différence.

Papa, y a la maison qui brûle !!


Il n'y rien de moins "durable" qu'une situation de survie en ville. Ainsi il faut toujours prévoir un plan E comme évacuation. Cela s'appelle le réalisme et même les preppers campagnards doivent prévoir cette éventualité. Un feu non contrôlé en milieu urbain peut se transformer en barbecue géant où les victimes après s'être étouffées se feront rôtir comme des poulets fermiers. Il y a une multitude de raisons qui pourraient vous pousser à déguerpir en quatrième vitesse. Les auteurs vous expliquent pourquoi et comment partir, quel système mettre en place pour évacuer sans trop de peines, où trouver refuge. La constitution d'un sac d'évacuation est un passage obligé qui est assez bien détaillé. Il vous faudra aussi vous coordonner avec vos proches pour que cette sortie par la petite porte se fasse vite et bien, car en K2KK, chaque minute compte ! Vous apprendrez ainsi ce qu'est une procédure standard (SOP) et vous découvrirez l'utilité des systèmes mobiles (SYSMO).

Se Préparer Pour Les Nuls


Si vous ne savez pas par où commencer, ne vous inquiétez pas : les auteurs vous prennent par la main et vous montre le chemin à suivre dans un programme de 30 jours top-chrono un peu similaire à celui que j'avais développé avec les collègues du forum Olduvaï (Devenir résilient : partie 1 et partie 2). Pour chaque jour vous avez une ou plusieurs tâches à accomplir, ainsi que des choses à acquérir. C'est très pertinent car il y a tellement de choses à faire pour devenir prêt que l'on ne sait pas forcément par où commencer. Certaines choses seront impossibles ou inaccessibles pour le lecteur pour l'instant, mais il suffit de diluer le programme dans le temps pour le rendre plus léger et réalisable. Les achats de dernière minute sont aussi abordés, même s'ils ne sont pas conseillés.

C'est la foire... aux questions


Le dernier chapitre avant la conclusion traite quelques questions et réflexions. Les réponses sont dans l'ensemble pertinentes et devraient rassurer l'aspirant prepper quand à l'utilité de sa démarche et donner les solutions raisonnables aux divers problèmes énoncés, que je retranscris ci-dessous (spoiler alert LOL !) :

  • Comment faire si je n'ai pas d'argent ?
  • Là où j'habite, on ne peut pas acheter d'arme à feu !
  • Et la confiscation des armes ? Comme en 1940 ?
  • J'habite dans un quartier à haut risque, mon quartier est dominé par un gang de criminels, dois-je déménager ?
  • J'aimerais partir de la ville mais le prix des maisons est prohibitif... Est-il pertinent de faire un prêt pour acheter une maison ?
  • Vous dites qu'il faut acheter de l'or et de l'argent, mais ces choses ne se mangent pas !
  • Comment faire pour convaincre mon conjoint, ma famille, mes amis ?
  • Mon voisin est un con. Il me déteste. On est en conflit. Comment faire ?
  • Comment convaincre les politiques de faire quelque chose pour nous sauver ?
  • Et s'il ne se passe jamais rien ? Tout cela sert à quoi ?

This is the end, my lonely friend


400 pages, ça passe vite. Si chaque sujet abordé dans ce livre devrait être approfondi autant qu'il le faudrait, cela nécessiterait 24 tomes format A4, et encore ! Je m'attendais à ce qu'il y ait plus de détails. J'avais eu la même frustration avec le précédent livre de Piero, mais cet ouvrage n'a pas vocation d'être une encyclopédie : c'est une base de lancement, une étincelle pour embraser l'imagination et se motiver pour parvenir à un certain état de résilience. Si comme moi vous trempez dans le survivalisme et l'indépendance depuis plus de 5 ans, vous ne trouverez pas grand chose de neuf à vous mettre sous la dent, mais ce livre pourrait vous servir à initier à la préparation vos proches vivant en agglomération. Etant donné que tout l'argumentaire "massue" catastrophique, qui faisait le travail d'entrée en matière dans "Survivre à l'effondrement économique", n'est pas présent dans ce livre-ci, Rues Barbares s'adresse à des urbains ayant un minimum conscience de leur grave état de dépendance aux systèmes de support. Nombreux seront les détracteurs qui crieront au scandale en prétendant que la ville est un enfer et que c'est vendre de la poudre aux yeux que d'éditer une feuille de route pour la survie urbaine. C'est très simple, ils n'ont qu'à se taire et à garder leurs sous.

Questions à 21€ :
  • Si j'ai lu le premier livre de Piero, est-ce que j'ai besoin de lire le second ? Même si j'ai eu l'impression que ce dernier était un peu plus raffiné que le premier, je ne pense pas que cela soit utile, à moins que vous recherchiez des spécificités urbaines.
  • Si je n'ai pas lu le premier livre de Piero, lequel des deux dois-je choisir ? Simple : si vous habitez à la campagne, prenez Survivre à l'effondrement économique, mais si vous êtes en ville choisissez Rues Barbares tout naturellement !
Pour conclure, je donnerais ma note à ce bréviaire de la survie urbaine : 15/20. Autrement dit c'est bien, mais ça aurait pu être meilleur. Je suis perfectionniste que voulez-vous...
J'ai essayé dans cette critique de décrire ce livre au plus juste, mais je peux cependant avoir omis des détails : ce sera à vous de les découvrir !

Pour vous donner une idée du style rédactionnel, vous pouvez lire les 3 extraits disponibles sur le blog de Volwest :
Rues Barbares - Extrait 1
Rues Barbares - Extrait 2
Rues barbares - extrait 3

Disponible sur cette boutique en ligne : Rues Barbares.

vendredi 30 novembre 2012

Ressusciter sa carte graphique - Bring your GPU back to life

(ENGLISH VERSION BELOW THE FOLD)

Qui n'a pas au fond d'un placard un ordinateur qui ne marche plus, avec des trucs bizarres qui s'affichent à l'écran ? Si votre PC a rendu l'âme, peut-être est-ce à cause de la carte graphique comme dans mon cas.

Il y a une quinzaine de jours, mon PC a freezé sans prévenir, pile au moment où je m'apprêtais à accéder à mon blog. Ecran figé avec des lignes bleues verticales. Au début j'ai pu redémarrer en mode sans échec, mais il y avait des artéfacts sur l'écran : lignes verticales ou horizontales bleues, vagues de "à"... Puis finalement je n'avais même plus la possibilité de démarrer en mode sans échec, juste lancer le disque de réinstallation qui ne m'a été d'aucune aide. Mes premières recherches sur internet m'ont fait découvrir que les cartes graphiques de ces modèles d'ordinateur portable (VAIO FZ) sont connues pour défaillir un jour ou l'autre (problème filmé par un youtuber). Sur le forum du site Sony, un utilisateur citait un message officiel parlant d'une extension de garantie exceptionnelle pour ces modèles, mais le mien est bien trop vieux (5 ans). J'ai contacté Sony pour une réparation hors garantie : le devis s'élève à 280€. Chez un réparateur indépendant, c'est un peu moins cher : 240€ environ.

Je me suis mis à la recherche d'un éventuel remplaçant à moins de 240€ mais je n'étais pas satisfait avec les offres d'occasions ou neuves. Dépité, je lorgnais du côté des portables de gamer (capable au moins de faire tourner le très beau Assassin's Creed 3 - testé sur Xbox 360, une merveille) quand, au hasard de ma navigation, je suis tombé sur une vidéo d'un type qui a récupéré une carte graphique morte en la passant au four. Puis j'ai vu ensuite d'autres vidéos sur ce bricolage, avec un fer à repasser ou un sèche cheveux ! J'étais vraiment étonné par cette méthode peu orthodoxe. Les commentaires en faisaient l'éloge.

Après avoir glané des informations complémentaires sur cette astuce, j'ai acheté de la pâte thermique dans un magasin informatique (Antec Formule 6, 8,25€ la seringue) et j'ai démonté mon ordinateur portable. J'en ai profité pour nettoyer le ventilateur qui n'étais pas si encrassé que ça. Une fois la puce graphique repérée, j'ai bricolé une jupe en papier aluminium pour éviter que le reste de la carte mère ne reçoive trop d'air chaud. J'ai ensuite chauffé la puce avec un sèche cheveux 1600W pendant 10 minutes :


Vue de la puce graphique avec l'ancienne pâte thermique :



J'ai nettoyé l'ancienne pâte thermique sur le CPU et le GPU avec l'ongle puis avec de l'alcool ménager, pour un rendu miroir :

J'ai de même nettoyé l'élément en cuivre qui repose sur le CPU et le GPU, à l'alcool :


Enfin, j'ai déposé une très fine couche homogène de pâte thermique sur les quatre surfaces et j'ai remis en place l'élément en cuivre, en faisant bien attention de le déposer bien parallèlement aux puces pour éviter que la pâte soit plus écrasée d'un côté que de l'autre.
Une fois toutes les vis remises en place, j'ai pu relancer l'ordinateur avec un grand sourire en retrouvant mon bureau !!
Par mesure de sécurité j'ai téléchargé un logiciel pour vérifier la température des puces : SIWPortable. En cherchant les températures types que l'on retrouve dans un portable, j'en ai déduit que ça n'allait pas trop mal... pour l'instant !

Je posterais des nouvelles dans un commentaire. [26/02/2013 : j'ai dû réparer plusieurs fois mon GPU, je pense que je ne mettais pas assez de pâte thermique lors des réparations, ce qui entraînait une rechute au bout d'un moment. L'avenir dira si j'ai raison]



A fortnight ago, my laptop freezed without warning. Apparently it happened to many Vaio users, like this one :

 At first I could start in safe mode, but it didn't last... I could at least start with the CD provided with the laptop but it wasn't of any help to solve my problem. I found on the web a first answer, on Sony's forums and it said the GPU was known to fail on these models so they exceptionnaly extended the guarantee to 4 years but mine is 5 years old so it was going to be a 280€ job to fix it (240€ at an independant repair shop).

I then looked for a second hand or even new laptop below 240€. Not cool. There was no chance they could run Assassin's Creed 3 (mine can't either anyway) ! I tumbled upon this video where a guy uses a hair drier to reflow the GPU :


After I read many positive feedback on DIY GPU reflowing, I bought some thermal compound (Antec Formula 6, only 8,25€) and once back home I opened the laptop. I cleaned the fan and once I found the GPU, I used tinfoil to isolate the chip from the motherboard to avoid toasting anything else. I blew hot air with a 1600W hair drier for 10 minutes as shown on the first picture. I cleaned the old thermal compound with alcool on the CPU, the GPU and the copper cooler (see pictures above). I finally put a very thin layer of the new thermal compound, on all 4 surfaces. I gently put back the cooler in place, holding it parallel to the chips in order to avoid any air bubble.
Once all screws were back in place, I hit the start button and VOILÀ !! I could finally launch Windows, the problem was solved.

I used SIWPortable to check the temperatures of the chips but everything seems normal... for now.

I'll keep you updated in the comments section below.

mercredi 17 octobre 2012

Happy Birthday To You, Blog !

[ENGLISH VERSION YOU KNOW WHAT...)

Un an d'existence pour cette fenêtre d'expression, cela mérite un petit message pour faire le bilan provisoire de cette aventure.

Je n'ai pas pu alimenter le blog autant que je l'aurais voulu car je passe trop de temps à lire ce qu'écrivent les autres (articles de presse, forums, blogs...) !! En outre, écrire version anglaise des messages me retarde à chaque fois, même si c'est une bonne chose en soi (exercice de traduction, ouverture aux internautes anglophones qui sont légions). Il y a beaucoup de messages sous forme de brouillon, qui attendent un peu d'inspiration et de motivation.
La publication irrégulière des messages ne favorise pas nécessairement l'affluence du public. D'après StatCounter, environ 1 visiteur sur 5 est déjà venu avant. Chaque visiteur consulte en moyenne 1,75 page. C'est déjà très bien !

La traduction du site Everycitizenasoldier progresse à petit pas, mais j'ai eu très peu de commentaires. En général il y a peu de commentaires sur les messages et je me demande quelle en est la raison. Soit les gens n'ont rien à ajouter, soit ils n'ont pas de compte Google et ne veulent pas en créer un. J'aimerais beaucoup avoir un retour sur ce travail d'édition, n'hésitez pas à me faire part de vos critiques.

Je voudrais remercier Oslik pour avoir pondu (private joke *g*) des articles de qualité. Il a encore des tours dans son sac, et il ne manquera pas de me faire parvenir un papier avant la fin du monde (public joke :-).

Ma préparation avance à petits pas. Rien ne sert de courir, il faut partir à point !

Qu'avez-vous le plus lu ?

D'où veniez-vous ?




This blog has survived for a year ! What a amazing performance ! Just kidding...

Okay, briefly, what's the big picture ? I could have done better, both quality and quantity wise. I spend too much time reading others' work, it slows my own work down. But I'll try to fix this in the coming months.

I'd like to add some subtitles to my videos so that readers from arround the world can understand what I'm talking about, but that ain't easy. Youtube help center gives me the (404) finger when I try to figure out how it works.

I have absolutely no way to know for sure how many people read my blog from the english speaking side of the web, that's a pity. I'd like some feedback on the english version of the articles, that would help.

Happy blogging year to you all !

jeudi 11 octobre 2012

VIDEO : Système individuel de cuisson nomade


Je songe depuis un certain temps à changer le système de cuisson de mon sac d'évacuation qui est composé d'un quart et réchaud Crusader de la marque BCB. Je l'ai arrangé en y plaçant un réchaud P3RS lilliputien au milieu (photos), mais la peinture du quart s'écaille à l'intérieur donc je devais en changer. C'est en lisant les papiers de Kurt Saxon sur internet que j'ai découvert la cuisson en thermos (thermos cooking). Ce système-ci nécessite d'anticiper le moment du repas. Il faut un certain temps pour que la nourriture cuise vu que la seule énergie disponible provient de l'eau bouillante que l'on introduit dans la thermos avant de la fermer hermétiquement.

Pour cette vidéo, j'ai confectionné un réchaud P3RS à l'arrache car je n'ai pas le mien sous la main. Le résultat c'est qu'il y a une vilaine combustion. Mais ce n'est qu'une des multiples illustrations du concept de cuisson en thermos nomade.

La bouilloire est une Trangia 0,9L et la thermos est une Esbit 0,5L  (j'ai hésité à prendre la version 1L parce que je la pensais sur-dimensionnée par rapport à la taille d'un repas mais finalement je pense que je vais m'en procurer une). J'ai une autre bouilloire en inox à tester. En cas d'évacuation, on pourrait envisager d'utiliser une bouilloire 12v dans un véhicule (exemple de modèle), pour ne pas avoir à s'arrêter 20 minutes (tâche à réaliser par les passagers bien sûr).

L'aluminium est déconseillé pour cuire des aliments, mais l'eau ayant un pH quasi-neutre, je pense que c'est sans danger de faire bouillir de l'eau dedans. C'est tellement léger !

Le nettoyage de la thermos est aisé car l'absence de chaleur excessive lors de la cuisson évite que les aliments accrochent.

Si le système s'avère pratique lors de prochains tests sur le terrain, je l'ajouterais à mon sac d'évacuation !

vendredi 31 août 2012

Tactiques de petit groupe : partie 1 (traduction)



[Sixième article traduit depuis le site Everycitizenasoldier.org . J'ai eu un peu de mal avec certains termes, si vous connaissez des mots plus appropriés n'hésitez pas à me faire une remarque- article précédent : Principes tactiques à l'échelle individuelle]


ARTICLE ORIGINAL : Small Team Tactics


“La stratégie omettant les tactiques est la route la plus longue vers la victoire. Les tactiques sans réflexion stratégique ne sont qu'un vacarme avant la défaite.” –Sun Tzu

I. Introduction


Les petits groupes, selon moi, s'étendent de deux à quarante personne (une section). La première chose à considérer c'est que l'efficacité au combat du groupe augmente de manière logarithmique lorsque le nombre de personnes le constituant augmente. Par exemple, si X est la capacité d'un unique individu entraîné, la capacité au combat de deux individus sera X² et non X+X. Ceci n'est valable que si les individus maîtrisent les tactiques de groupe et que l'aire de contact avec l'ennemi est assez large pour que chacun trouve sa place. Cette relation est très bien mise en évidence dans la Bataille des Thermopyles en 480 avant J.C., lors de laquelle des centaines de milliers de Perses n'arrivèrent pas à déloger quelques milliers de Grecs (dont 300 Spartes). Ceci fut possible grâce à l'habilité des Spartiates de travailler en équipe et l'étroitesse du champ de bataille, ce qui empêcha les Perses d'exprimer leur pleine puissance.

Cette page n'a pour but que de donner les informations les plus basiques concernant les mécaniques régissant les tactiques de petit groupe. Ces tactiques sont intemporelles et certaines versions d'entre elles datent du temps où les hommes se jetaient de simples pierres. Elles s'appliqueraient tout autant à une armée moderne qu'à un petit mouvement de guérilla la combattant, la seule différence étant le but de l'opération. À la fin de la page vous trouverez des commentaires concernant les autres parties intéressantes du site, des indications de lectures complémentaires et des idées pour s'entraîner aux tactiques.

II. Constitution d'un petit groupe


Le terme le plus basique que vous devez assimiler est "l'élément de manoeuvre". S'il y a deux personnes dans le groupe alors chacune d'elles est un élément de manoeuvre. Le nombre d'éléments de manoeuvre dans une petite unité devrait être de deux ou trois. L'un couvre pendant que les autres bougent. Ainsi, plus le groupe devient important, plus les éléments de manoeuvre seront constitués de plusieurs personnes. Mais chaque élément devrait se comportait comme un individu - se lever et se déplacer de manière synchronisée. Une escouade peut être constituée de 12 personnes séparées en trois double binômes. Le groupe est l'élément de manoeuvre de l'escouade. L'escouade est l'élément de manoeuvre de la section et la section est l'élément de manoeuvre de la compagnie et ainsi de suite.

Dans les escouades et les élements supérieurs le leader fera le pont entre les éléments de manoeuvre à chaque échelon. Cela lui permettra de leurs donner à tous des instructions. Les armes ou personnes aux compétences spéciales devraient rester auprès du leader pour qu'il puisse les diriger de même.

III. Déplacement en petit groupe


Comment se déplace un groupe de combat ? Cela va dépendre de plusieurs éléments, principalement du terrain et de la probabilité d'y rencontrer l'ennemi. Une chose important à considérer c'est que chacun d'entre vous devrait pouvoir voir la personne la personne la plus proche, mais si vous en voyez plusieurs, c'est sûrement que vous êtes trop prêts les un(e)s des autres.

C'est important que le groupe pratique ces formations de mouvement ensemble et puisse passer de l'une à l'autre sans qu'il y ait besoin de donner des instructions. Les signes de mains correspondant à chacune d'elle devraient être mémorisés.



A.  Le Coin

Le Coin est le déplacement du groupe en forme de “V” avec la pointe du Coin en direction du mouvement. Un Coin est formé au minimum de l'homme de tête et au moins de deux autres individus derrière sur les flancs, typiquement pas plus de 5 personnes ou un élément de manoeuvre. Les autres éléments de manoeuvre devraient se trouver plus à l'arrière de la formation ou alignés sur le Coin selon les objectifs. Les leaders devraient se positionner entre chaque Coin formé par les éléments de manoeuvre.

Le Coin est bien adapté pour les terrains ouverts. D'autres formations similaires au Coin sont le losange (utile quand il n'y a pas d'autres éléments de manoeuvre derrière le Coin) et la boîte. Le Coin et autres formations similaires sont la manière la plus sûre de se déplacer car elles permettent le plus large champ de vision possible pour chaque individu et c'est difficile pour l'ennemi d'avoir tout le groupe dans son champ de tir.









B. Colonne

La colonne consiste à avancer en file indienne. Dans la mesure du possible la colonne devrait être constituée en disposant les éléments en quinconce le long du chemin. C'est ainsi que vous devriez vous déplacer si la probabilité de rencontrer l'ennemi est peu probable. La colonne est particulièrement vulnérable et ne devrait être utilisée que dans le cas où le terrain est trop exigu. Il faut passer à la formation en coin dès que possible. Les grands groupes peuvent se déplacer en colonne s'ils sont protégés sur les flancs par d'autres éléments de manoeuvre et les très petits groupes choisiront cette formation pour sa discrétion.










C. "Ligne d'escarmouche" [Skirmish line]

La Ligne d'escarmouche consiste à avancer en ligne perpendiculaire au sens de déplacement. C'est utile quand on veut avancer tout en gardant le maximum de puissance de feu dirigée vers l'avant quand on pense rencontrer un ennemi de force inférieure. La Ligne d'escarmouche devrait toujours être doublée car il existe toujours une probabilité de se faire surprendre et que le groupe de tête soit scindé en deux. Étudiez avec attention l'illustration de l'enfilade plus loin dans l'article. Les ennemis se faisant décimer sont disposés en Ligne d'escarmouche.










D. Le Bond

Le Bond se déroule quand deux éléments de manoeuvre avancent en apportant de l'appui-feu l'un à l'autre. Une unité s'arrête et fait face à l'ennemi en faisant du tir suppressif et l'autre unité se dirige vers l'ennemi. Le Bond est utilisé quand l'ennemi s'est manifesté ou qu'on a de fortes chances de rentrer en contact avec lui. Certaines personnes appellent ça le Feu et Manoeuvre par Bond, même si techniquement cela s'utilise que lorsqu'on rencontre l'ennemi, alors que le Bond peut s'utiliser même quand on n'engage pas l'ennemi.



IV. Enfilade et Défilade


Ces termes décrivent l'exposition au tir ennemi. Se faire enfiler signifie que vous vous présentez en ligne dans le champ de tir de l'ennemi. Se faire enfiler par les flancs signifie que vous avancez en ligne d'escarmouche et que l'ennemi est à une des extrémités de cette ligne. C'est la pire des situations. Être en défilade signifie que l'on se trouve dans une dépression du terrain, le flanc d'une colline, derrière un bâtiment et que l'on n'est pas directement exposé au tir ennemi. C'est la meilleure position dans laquelle on peut se trouver.

Si vous prenez votre ennemi en enfilade vous avez la possibilité d'engager plusieurs cibles simultanément et ils ne sont en mesure de répliquer car ils se tireraient dessus. Si vous êtes en défilade l'ennemi ne peut vous toucher à moins d'un tir indirect. L'art du combat à petite échelle consiste à rester en défilade et à prendre l'ennemi en enfilade.

Je dois faire remarquer que le couvert et la défilade ne sont pas la même chose. Le couvert vous protège des tirs de l'ennemi même s'il vous a localisé. La situation de défilade ne permet pas à l'ennemi de vous voir, encore moins de vous tirer dessus.






Les soldats en position A n'ont pas l'ennemi en enfilade, à l'inverse des soldats en B, ces derniers ayant une bien meilleure position. Ils sont capable de tirer sur tout le groupe ennemi d'un coup alors que celui-ci ne peut répliquer sans risquer de faire des blessés dans son camp. La situation s'inverse en ce qui concerne la position A.

En attaque il faut éviter de se faire enfiler par l'ennemi et il faut surtout rester en défilade. En défense c'est l'objectif opposé, se placer en position pour enfiler l'ennemi et faire attention aux possibilités de défilade. Les unités d'une armée conventionnelle utiliseront le tir indirect pour résoudre le problème des défilades (lance-grenades, mortiers, artillerie). Un groupe de guerilleros mal équipé a recours à d'autres méthodes comme les mines artisanales. Vous devez entraîner votre oeil à repérer les endroits qui peuvent être propices aux enfilades/défilades.

La suite : partie 2