mardi 25 décembre 2012

OSLIK : De la vulnérabilité parmi les humains 1/2

ENGLISH VERSION : Vulnerability & its consequences

[ARTICLE SCINDÉ EN DEUX : Partie 2. Pour cette période de fêtes, Oslik m'a envoyé cet article fleuve au sujet de la vulnérabilité des individus résultant selon lui de l'absence de compétences (dont : tir de précision, triade du combat etc) et d'équipements (dont : armes longues à canon rayé - si possible munies de lunettes - etc) au travers de nombreux exemples dans l'Histoire du monde. J'ai rajouté moult liens vers Wikipédia pour appuyer les arguments du sire. Je n'ai pas pu vérifier toutes les allégations que fait l'auteur car j'ai aussi une vie en dehors du blog (!)- ainsi ses propos n'engagent que lui. Temps de lecture : 50 minutes environ, sans compter les nombreux liens]



La vulnérabilité à travers le monde - State of the world

 

Après avoir parlé du Syndrome de Crécy-Agincourt (pour faire court : le monopole de la violence que s'arrogent les autocraties et démocraties pour rendre la population vulnérable à leur domination, ce qui a souvent pour conséquence de la rendre aussi vulnérable à la domination venue de l’extérieur), parlons des conséquences pendant les siècles passés - et en particulier le 20° siècle, où ce syndrome n'a plus son caractère inéluctable maintenant qu'existent les Remington 700 et autres Mosin-Nagant, qui empêchent les gros poissons de manger les petits poissons - sauf à avoir une indigestion fatale. Les motivations et financements de Wall Street ayant joué un rôle essentiel, durant la Guerre Froide et le Endgame Pétrolier actuel, ainsi que pour les financements "secondaires" (que l'on appellera le "package deal" pour les besoins de cet article) basés sur les trafics et blanchiments divers, cette entité aura donc une place de choix dans cette page.

If you are not upset, you are not paying attention.
- lieu commun
L'idée est de montrer quels facteurs jouent (et ne jouent pas) pour départager les populations qui subissent les pires violences de celles qui vivent dans la paix et la prospérité... Et pour motiver ceux que le sujet ne passionne pas, il est nécessaire de décrire une minuscule partie de ces violences et d'expliquer quelle est la part de responsabilité des occidentaux (vous, lecteurs et lectrices, compris) et le risque qu'ils soient eux-même pris pour cible un jour.

Le temps manque pour écrire un magnum opus, donc faisons une petite sélection de pays et de segments historiques.

The only thing we learn from history is that nobody learns from history.
- lieu commun
On ne peut pas assurer sa pérennité uniquement en défendant le système légal et en étant vigilant sur les lois qui sont votées : les juifs d’Allemagne n'ont pas pu faire grand chose pour empêcher le passage des lois avant la Kristal Nacht. Ce n'est pas une question de "démocratie" ou de dictature (ou si la différence existe, elle n'est pas en faveur des "démocraties" : les "démocraties" telle que l'Allemagne qui a élu Hitler, ou les USA qui s'en sont donné à coeur joie entre le génocide de millions d'indiens - entre 5 et 10 millions, chiffre débattu, les cartes perforées n'avaient pas encore été inventées - et les génocides actuels, ont tué et continuent de tuer bien plus que toutes les dictatures réunies). Il ne suffit pas d'avoir un "Gandhi" : des résistants pacifistes allemands existaient (la "Rose blanche") mais leur échec s'est traduit par leur décapitation. La vulnérabilité et l’agression ne se résolvent pas avec le plein emploi, la croissance économique et la consommation, au contraire la croissance est un moteur primordial de violence : les USA ont mis encore plus d'escadrons de la mort en circulation durant les "Trente Glorieuses" qu'à l'heure actuelle. On ne peut compenser sa vulnérabilité par le bulletin de vote, la qualité de la presse écrite, la liberté de religion ou la pratique d'arts martiaux.

Cette page va (on l'espère) rendre abondamment clair qu'il existe un facteur universel de vulnérabilité, à la racine de tous les autres.

Structure et thèmes récurrents


The first casualty when war comes is truth.
-- Hiram Johnson
Les mêmes schémas historiques reviennent souvent : un coup tordu/grosse baliverne cousue de fil blanc, alias False Flag alias opération sous faux drapeau. Une posture défensive efficace ou pas. Un syndrome C.A. plus ou moins fort. Et un résultat de tout ceci : bourreau, victime ou marksman.

Pour chaque pays/période on s'interrogera donc sur sa nature...

  • Défensive ou offensive ?
  • Stratégie ou tactiques de guérilla ? Les gens peu vulnérables sont-ils ceux qui ont un Jules César à leur tête, un grand stratège, où plutôt ceux qui ont démocratisé (répandu) la maîtrise de la marksmanship et des tactiques de petits groupes ?
  • False flag mis en oeuvre ?
  • Syndrome Crécy-Agincourt-Poitiers présent dans la région ?
  • Résultat net : bourreau, victime, ou neutre ?
Parmi les sources utilisées pour rédiger cette page:




Europe occidentale



Espagne (Franco, guerre civile..)

La guerre civile (1936-1939) est un parallèle ouvert et (plus ou moins) interne à ce qui se passe ensuite dans le reste de l'Europe. "Ouvert", car Franco n'utilise pas de false flag pour justifier son action : il affirme ouvertement sa rébellion contre la république espagnole et son intention de la renverser et la remplacer par une dictature. Il faut dire que le soutien du clergé et de la droite espagnole, qui vit dans la terreur des "communistes", est bien plus élevé qu'en France par exemple, où le Front Populaire est bien installé et la tentative de coup d'état par la Cagoule sera un échec. En plus d'être ouvert, donc, la guerre civile reste circonscrite à la frontière nationale. Le reste du monde prends parti (le Mexique et l'URSS pour les républicains, l'Allemagne et l'Italie pour Franco, qui reçoit aussi 12 000 camions de Ford, Studebaker et General Motors) et envoie du matériel, des "brigades internationales" se forment, mais toute l' "action" se passe uniquement à l'intérieur de la péninsule ibérique. Au point que le régime de Franco ne sera pas dérangé par les alliés même après la défaite de l'Axe : après le départ des pilotes allemands Franco restera sagement à l'écart de Wall Street, dissociant son destin de celui de l'Axe.

Ce qui frappe dans ce conflit c'est que les républicains espagnols avaient très largement les moyens matériels, humain et territoriaux de prévaloir (on parle bien ici d'assurer une suprématie défensive sur leurs sanctuaires, pas d'envahir les sanctuaires de Franco -- la défense est facile, l'attaque est difficile). Leur problème était un problème de logiciel, en aucun cas de matériel. En fait la comparaison avec la Finlande par exemple est douloureuse :

The Mexican government from the start supported the Spanish republic, as might be expected from a country whose constitution was itself a protest of clerical and aristocratic privilege [sending] 20,000 rifles and 20 million rounds of ammunition to the Spanish government (..) Russian aid to the Republic [arrived] in the way of weapons, tanks, aircraft, and (..) advisors. 36,000 foreigners [..] served in the International Brigades [..]
[militaryhistoryonline.com]
La défaite des républicains est due non pas à l'absence de préparation avant la guerre, mais à leur comportement suicidaire durant la guerre : il leur a manqué un ingrédient principal, à savoir une vrai posture défensive (au lieu d'offensive), mais jamais un ingrédient n'aura autant manqué à une recette que celui-ci. Ils ont en effet été infectés par le virus des 'commissaires politiques', leur imposant de partir à l'offensive contre les franquistes embusqués en positions défensives, tout comme l'Armée Rouge contre les finlandais ou contre la Wehrmacht jusqu'à Stalingrad... Les mêmes causes produisent alors les mêmes effets :

Beevor places much of the blame for the Republican defeat on their own military (..) incompetence. The Republicans and their Soviet advisers often squandered men and materiel in World War I style assaults (..) Beevor believes the Republicans should have adopted a more defensive strategy, (..)
[strategypage.com]
En fait on serait en droit de se demander s'il méritaient de gagner plus que leur adversaire fasciste, vu que leur attitude "kommunismus über alles" les a même amenés à assassiner leurs alliés, ceux d'entre eux qui étaient anarchistes :

Troops were pulled off the front lines to crush anarchist collectives. Many able soldiers were assassinated for their political ideology; a leader of the repressive efforts, Enrique Lister, said that he would "shoot all the anarchists [he] had to.
Au final c'est une des grandes occasions ratées de l'histoire. Au delà même de la seule histoire espagnole : l’Allemagne nazie ayant testé avec succès ses Stukhas elle gagne en confiance et joue ensuite à plein sur l' "apaisement" des européens pour avancer ses pions. Elle ne serait peut-être pas allée plus loin si sa participation à la guerre civile espagnole avait été un échec.

Les conséquences à long terme rappellent le Plan Condor qui sera mis en oeuvre dans les dictatures d'Amérique Latine, trente ans plus tard :

Soeur María aurait fait partie de ce vaste trafic d'enlèvements de nourrissons qui a commencé au début du franquisme. Des milliers d'enfants espagnols ont été retirés à leurs mères républicaines et placés dans des familles proches de la Phalange, le parti du dictateur Franco. (..) Selon [le juge Baltásar Garzón], le nombre total d'enfants enlevés entre les années 40 et 90 oscillerait entre 136 062 et 152 237. Le trafic de bébés s'appuyait sur des réseaux impliquant des gynécologues, des infirmiers, des sages-femmes, des chauffeurs de taxi, des avocats et des gens d'église [1]


Résumé :
  • Défense : non, posture offensive ! Défense souvent incompétente ("plus un pas en arrière"), mêlée à des attaques de compétence variable et à des division internes (communistes dénonçant les anar et/ou leurs caches aux franquistes).
  • Syndrome Crécy-Agincourt : assez peu.
  • False flag : non.
  • Résultat : 500 000 morts dus au manque de marksmanship et (encore plus) à l'incurie tactique. Les autres ingrédients (tels que la quantité, quelque peu aussi la qualité des combattants, et le terrain vallonné et boisé) étaient présents, mais l'ingrédient "défense", tout aussi critique que les autres, n'a pas été exploité, pour le plus grand plaisir des franquistes qui faisaient des cartons faciles sur les vagues d'attaquants républicains. La prochaine fois qu'un sombre idiot vous dit que la défense c'est pareil que l'attaque, parlez lui de la guerre civile espagnole.



Grande-bretagne

That rifle hanging on the wall of the working-class flat or labourer's cottage is the symbol of democracy. It is our job to see that it stays there.
-- George Orwell, sergeant in Home Guard
Le Royaume-Uni a une histoire largement tourné vers la conquête, son empire au 19° siècle ayant été historiquement un des plus vastes. Tout avait pourtant "bien" commencé, si l'on peut dire, avec la marksmanship à l'arc fortement encouragée du temps de la guerre de 100 ans. Le déclin est très prononcé ces dernières décennies, cette société étant devenue la société décrite dans "V pour Vendetta". Orwell doit se retourner dans sa tombe de voir le syndrome C.A. appliqué à presque 100%... Le pays qui avait été "de l'autre coté du miroir", infligeant de lourdes pertes à la France lors des batailles de Crécy, d'Agincourt, de Poitiers, est maintenant lui-même en train de désarmer sa population comme le faisaient jadis les rois de France.

Résumé:

  • Défense : non, tourné vers l'offensive; empire de type "Thalassocratie protestante" qui inspirera par la suite les USA, comme le dit avec humour (?) un analyste.
  • Syndrome Crécy-Agincourt : non (au moyen age), oui (au XX° siècle).
  • False flag : Londres en 2005.
  • Résultat : une nation peut régresser et tomber dans un cauchemar orwellien si elle est dotée de markmanship mais pas des mécanismes pour la maintenir.



Finlande (Guerre d'Hiver)

Sujet déjà traité dans un article précédent, inutile d'y revenir à part pour un court résumé : une minuscule population de chasseurs marksmen peut se défendre contre un empire de 170 millions de personnes.

Résumé:

  • Défense : oui !
  • Syndrome Crécy-Agincourt : non !
  • False flag infligé par ennemi : le shelling of Mainila en 1939, une attaque "finlandaise" d'un poste frontière soviétique.
  • Résultat : une des prouesses défensives les plus impressionnantes de l'Histoire.



France, Cagoule et Collaboration

La France aurait pu sortir du lot, avec notamment la courte existence des bataillons scolaires où on y apprenait à manier le fusil militaire. Ce n'est pas par hasard si le "Syndrome de Crécy-Agincourt-Poitiers" se réfère à la France : depuis la guerre de 100 ans les français ont bien évolué - à présent ils ont une grande gueule, même s'ils ont toujours aussi peu de poids. Ils ont laissé leur pays devenir encore plus nucléarisé (80% d’électricité d'origine nucléaire !) que n'importe quel autre, y compris la Russie ou le Japon, et attendent toujours passivement leur Chernobyl ou leur Fukushima. Des tonnes de choses ont été dites sur le comportement du pays durant la seconde guerre mondiale, mais il n'existe que deux ou trois livres pour illustrer le parallèle entre les réactionnaires français et espagnols, et expliquer que leurs alliés à l'Etat-Major ont "fait le choix de la défaite" pour que l'instauration d'un régime "anti-bolchévique" se fasse par l’extérieur  avec l'aide de l’Allemagne  puisqu'ils n'arrivaient pas à le faire de l'intérieur.

Quoi ? Quid ? Des fascistes putschistes en France ? Impossible! Que cela soit arrivé en Espagne, d'accord. Qu'ils aient tués un demi-million d'espagnols, fort bien. L'Espagne c'est un autre pays. Mais jamais un putsch fasciste n'est arrivé en France, exact ? Faux. Au delà des français engagés dans la Division S.S. Charlemagne qui se sont illustrés (entre autres) pour avoir été les derniers défenseurs du bunker d'Hitler jusqu'en mai 1945, l'attitude française a été bien plus grave. Loin d'être limitée à quelques soldats du rangs engagés volontaire dans les S.S., elle remontait au plus haut niveau militaire : le chef d'Etat-Major ira jusqu'à dire au président du conseil d'aller au diable, le forçant à s'exiler à l'étranger, avant bien sûr d'installer Pétain au pouvoir, menacer de court-martiale les troupes françaises qui refusent de se rendre et de se constituer prisonnier de l’Allemagne  s'empresser de donner la matériel militaire français à l’Allemagne pour soutenir son effort de guerre contre le reste de l’Europe  et d'envoyer les français au S.T.O. pour soutenir l'effort industriel militaire allemand.

La droite française et ses alliés à l'Etat Major en est arrivée là en constatant qu'un coup d'état traditionnel contre le Front Populaire était hors de portée, la tentative de Putsch par False Flag (façon "les terroriste Rouges veulent faire sauter le patronat") par La Cagoule, organisation financée par le fondateur de l'Oréal et bien d'autres, ayant été un échec :
Le 11 septembre 1937, le groupement provoque un attentat à la bombe contre la Confédération générale du patronat français (4, rue de Presbourg à Paris)8 et l'Union des industries et métiers de la métallurgie.
Après l'échec de leur coup d'État dans la nuit du 15 au 16 novembre 1937, le complot est mis au jour. (..) Des caches d'armes réparties sur tout le territoire sont découvertes. Après l'armistice de juin 1940, plusieurs membres ou sympathisants de la Cagoule se rallièrent au gouvernement de Vichy. (..) François Mitterrand (..) Eugène Schueller (..) André Bettencourt (..).
La Cagoule est le surnom donné par la presse à l'« Organisation secrète d'action révolutionnaire nationale » (OSARN, c'est le nom donné par ses fondateurs, l'adjectif nationale disparaît assez vite pour donner l'OSAR) transformé par erreur, à la suite d'une faute figurant dans un rapport d'informateur en « Comité secret d'action révolutionnaire » (CSAR).
De nos jours, le pays a conservé son contingent d'exterministes [Ndlr : dans le sens "boucher" ; terme présent tout au long de l'article]. Contrairement à l'Allemagne où leurs pairs ont eu l'élégance de mourir sous le rouleau compresseur russe, laissant peu de progéniture et assainissant le "gene pool" allemand, les cagoulards et leurs descendants sont restés aux positions de pouvoir et d'influence. La plupart des gens vivent dans l'ignorance de ce fait, comme ils vivent dans l'ignorance de leur histoire.

On essaye de se consoler en se disant qu'il existe malgré tout, quelques beaux exemples de marksmanship, y compris féminine... [1.1] [1.2] [1.3]

Résumé:

  • Défense : non..
  • Syndrome Crécy-Agincourt : oui
  • False flag perpétré en interne : attentat à la bombe du 11 septembre 1937.
  • Résultat : pas brillant.



Allemagne, seconde G.M.:

La démocratie, c'est deux loups et un agneau votant ce qu'il y aura au dîner. La liberté, c'est un agneau bien armé qui conteste le scrutin.
- B. Franklin
La politique allemande du contrôle des armes, le ressentiment de la population contre la défaite de la 1ère G.M. exacerbé par la crise financière titanesque durant la république de Weimar... Tout faisait de ce pays un terrain fertile pour que Wall Street exploite cette colère, la canalise, et l'emmène sur la voie de l'exterminisme. Prescott Bush finance la carrière politique d'un ex-caporal qui va bientôt devenir chancelier, investit dans l'industrie allemande. Bien sûr, ses actifs seront confisqués par l’administration Roosevelt lorsque les US entreront en guerre contre l'Allemagne (google : Trading with the enemy Act, et Vesting Order 248, voir cet article du Guardian, etc)... Mais ils lui seront rendus une fois que Roosevelt sera mort et que Truman aura pris le relais, au grand soulagement des industriels étazuniens. La firme IBM s'implique tout autant, son PDG rencontre Adolf (voir IBM and the Holocaust) et lui vend les machines comptables qui serviront à tabuler l'holocauste, avec les ingénieurs d'IBM parlant allemand sélectionnés pour se rendre dans les camps de la mort et reconfigurer les machines lorsque nécessaire (e.g. caractérisation plus précises des types de mortalité). Autre capitaine d'industrie impressionné par la lecture de "Mein Kampf", Henry Ford a un portrait du Führer dans son bureau. Ses usines en Allemagne fabriqueront des camions pour le régime. De même Opel (propriété de General Motors) fabriquera des camions de transports de troupes et des avions qui seront par la suite utilisés pour mitrailler les G.I.s sur les plages de Normandie. Les banques entrent dans le jeu elles aussi (voir cet exemple), elles financent l'effort de guerre et d'exterminisme, y compris la compagnie fabriquant le Zyklon B, "I.G. Farben" (qui se rebaptisera BASF après-guerre). Autre exemple bien connu, Standard Oil et William Farrish seront jugés et condamnés pour avoir fourni du carburant aux Nazis.

La "seconde guerre mondiale" pourrait en fait être divisée en deux : d'une parte, une (nouvelle) guerre civile US opposant du matériel US dirigé par des soldats US à du matériel US dirigé par des soldats Allemands...et d'autres part le reste du monde.

Les conséquences se passent d'un rappel : holocauste de 20 millions de russes/biélorusses qui souffraient de leur propre Syndrome C.A. sous Staline, des juifs/tziganes/résistants d'Europe affaiblis de façon similaire, etc.

L'Allemagne contemporaine semble avoir très modérément tiré les conclusions de cette erreur, puisque à l'heure actuelle la possession d'arme est assez orientée "darwinisme social", car la paperasse est relativement coûteuse. malgré tout, quelques beaux exemples de marksmanship (féminine) redorent quelque peu leur blason.

Le "gene pool" allemand semble avoir été nettoyé de son exterminisme, le pays étant devenu un des plus écolos au monde, son parti "Grüne" le parti vert le plus grand d’Europe  et sa politique énergétique illustrée par exemple dans cet article : energiewende.

En cherchant les causes de l'ère exterministe 1939-1945 on ne peut blâmer la "dictature" à elle seule puisque Hitler a accédé au pouvoir par les urnes et le jeu des alliances (un élément à ne pas oublier, à une époque où la crise économique causée par le pic pétrolier de 2006 fait resurgir le parti "Aube Dorée" en Grèce  le BNP en Angleterre, la fascisation d'une grande partie de la classe politique en France, etc) : It is only the elite who want war.  As Nazi leader Hermann Goering famously said :
Why of course the people don't want war; But after all it is the leaders of the country who determine the policy, and it is always a simple matter to drag the people along, whether it is a democracy, or a fascist dictatorship, or a parliament, or a communist dictatorship; Voice or no voice, the people can always be brought to the bidding of the leaders. That is easy. All you have to do is to tell them they are being attacked, and denounce the pacifists for lack of patriotism and exposing the country to danger. It works the same in any country.
On ne peut non plus blâmer le manque d'éducation ou de culture du pays : l'Allemagne a donné les plus grands poètes, les plus grand physiciens de l'atome (Niels Bohr, Albert Einstein ..etc) avant de se mettre aux autodafés de masse.

On est donc amené à s’intéresser  qu'on le veuille ou non, au coté de l'équation concernant la législation des armes à feu, dont les références sont bien connues : entre 1928 et 1945, la loi de 1928, et la loi du 18 Mars 1938 restreindront puis bannirons la possession d'arme, préparant le terrain pour une partie des vingt millions de morts causés par l'Allemagne nazie : ceux de nationalité allemande (principalement Juifs) bien sûr, mais aussi dans les nations occupées (en France par exemple la peine de mort est prononcée pour ceux qui sont trouvés en possession d'une arme).

Résumé:

  • Posture défensive : non, invasion de l'Europe pour avoir du "Lebensraum" (!)
  • Syndrome Crécy-Agincourt : oui!
  • False flag perpetré en interne : incendie "communiste" du Reichstag.
  • False flag perpetré en externe : attaque "polonaise" d'un poste-frontière Allemand.
  • Résultat : historique, dans le mauvais sens du terme (jusqu'en 1945), plus optimiste mais peut mieux faire (contemporain).



Ex-yougoslavie, maintenant "narcorridor" :

La Yougoslavie est un des rares pays où la corrélation marksmanship/vie tranquille ne se vérifie pas, en tout cas pas au niveau vu ailleurs. À la chute du mur, la population serbe est bien équipée et compétente, sans toutefois atteindre le niveau suisse. L'armée a des moyens et des compétences proches d'un pays du Pacte de Varsovie, comme l'on s'en rendra compte lors de l'offensive de l'OTAN, qui a perdu un F-117 pourtant réputé "invisible" au radar et dont les AH-64 Apache ont été complètement paralysés, l'OTAN renonçant à leur faire effectuer des sorties sous peine d'être abattus par des Strelas.

Contrairement à la Suisse, des incompatibilités entre blocs ethniques et religieux (serbes, croates, bosniaques, albanais, macédoniens..) et une rancune mûrie pendant des lustres et mises en veilleuse sous le règne du Maréchal Tito, en faisait un terrain fertile pour fomenter des troubles. Le NED US a eu beau jeu de les exploiter, puis de financer et armer l'UCK de telle façon qu'il monte en puissance et tienne tête à la police yougoslave, puis avec des armes lourdes soit même en mesure de tenir tête à l'armée, nécessitant des opérations de grande ampleur dénoncées comme "nettoyage ethniques" par les occidentaux... parfois avec raison. C'est le schéma vu auparavant en Afghanistan et plus récemment en Syrie avec le financement et l'armement des moudjahidins.

À noter que nombre d'ancien pays membres de l'URSS et "satellites" ont suivi ce modèle de conflit ethnique à la chute du mur, avec des conflits larvés toujours non résolus à ce jour (Arménie/Azerbaïdjan, Abkhazie Ossétie/Géorgie, Tchétchènie/Russie ..etc), mais l'OTAN a ciblé la Yougoslavie en 1992 pour sa campagne de bombardements et de changements de régimes pour y établir la base Camp Bondsteel, ce pays étant le lien géographique nécessaire pour acheminer la drogue (et autres produits du package deal) vers l'Europe de l'Ouest.


Suisse, Seconde G.M. et siècles précédents :

La Suisse est le pays au monde où la possession d'une marksman rifle est la plus encouragée : le fass SIG-550 de dotation est fourni gratuitement pendant la durée de service citoyen, et à la fin de celui-ci il est proposé à son utilisateur de garder son fass (modifié en S/A) moyennant finance, pour un prix inférieur au prix du marché. Si l'on ajoute à ces fass gouvernementaux les armes que les suisses achètent sur leurs deniers propres, la possession d'armes en Suisse est une des plus élevées au monde. Il est très courant de voir un Suisse revenant du stand de tir dans e.g. un supermarché, son fass90 en bandoulière (exemple visuel). L'entrainement est en effet primordial : la possession d'un fass n'est qu'un ingrédient nécessaire à la défense, l'autre étant de monter en compétence au tir, la fameuse marksmanship.

Le résultat est là, avec une absence d'invasion depuis de nombreuses générations. Durant la second guerre mondiale la Suisse est le morceau "coriace" de la conquête de l'Europe par Wall Street/la Wehrmacht, ils avancent donc à pas de loup. D'abord avec des tests de leur neutralité (cf Incursions aériennes de la Luftwaffe), qui se terminent mal pour l'attaquant dont les pilotes sont tués ou fait prisonniers. Cela sera suivi par l'envoi de parachutistes allemands pour tenter de saboter des aérodromes, et enfin par l'élaboration d'un plan d'invasion, L'Opération Tannenbaum, qui n'a pas le temps d'être tenté avant le passage du rouleau compresseur de l'Armée Rouge à Berlin et le lessivage US.

Stephen Halbrook explique que contrairement au reste de l'Europe, en Suisse les juifs étaient en armes, au même titre que n'importe quel autre citoyen Suisse, et "les officiers juifs servaient aux niveaux les plus élevés de l'armée Suisse". Il relate aussi comme nombre d'archives révèlent en détail les plans d'attaque des Allemands et leur réalisation du coût exorbitant qu'il leur faudrait payer pour tenter de percer les défenses de la population suisse et ses préparations défensives, les plus étendues qui soient. En Mai 1940, les soldats allemands arrivés à Paris chantent "Die Schweiz, das kleine Stachelschwein, das nehmen wir auf dem Heimweg ein" ("nous envahirons le petit hérisson Suisse sur le chemin du retour").

Dans La Suisse Encerclée (2000, traduction de Target Switzerland, 1998), Halbrook cite Hitler pestant contre "les dégoutantes petites nations d'Europe à liquider [..] même si cela ferait de lui le boucher de la Suisse". Et de citer Goebbels, décrivant la Suisse comme "ce petit état puant". Et de trouver dans les archives les listes préparées par la Gestapo de citoyens suisses à exécuter une fois le pays envahi.

La haine des Nazis pour la Suisse ne fait pas de doute... La propagande anti-suisse prétendant le contraire est un écran de fumée proportionnel à la honte de ceux qui ont échoué aux standards les plus basiques de l'humanité, de ceux qui - des Pyrénées à la Volga - ont choisi d'être des bourreaux et des victimes plutôt que des marksmen.

En termes pseudo-médicaux, la Suisse des années 1940 est le sujet sain encerclé par des malades d'Ebola crachant leurs tripes dans sa direction, et dont le système immunitaire l'empêche malgré tout d'être infecté. Pas mal pour un pays de trois millions d'habitants.

La Suisse des années 2000 est le sujet sain encerclé par des foyers infectieux connus pour leurs rechutes chroniques, maintenant équipés d'armes nucléaires, plus nombreux et plus agressifs  et plus hoplophobes que jamais. Plus que jamais, les Suisses n'ont pas intérêt à se reposer sur leurs lauriers et baisser leur garde.

Résumé:

  • Défense : OUI
  • Syndrome Crécy-Agincourt : NON
  • False flag : non (mais réseau Gladio présent, quoique extrêmement discret)
  • Résultat : intermédiaire entre étape 2 (bourgeoisie) et stade 3 (homesteaders-marksmen) !


La Suisse est le seul pays dans cette liste qui porte le gros "OUI" en défense et le gros "NON" en syndrome Crécy-Agincourt, et le résultat est là : paix royale depuis des lustres. Le mécanisme de maintient de leur vigilance (concours cantonaux) pourrait être rendu plus fiable/durable, en devenant un facteur de pression sélective. Ce sera peut-être l'objet d'un futur article.
Catégorie : marksmen, jamais dans la catégorie "victimes" durant l'histoire de la Confédération, ni bourreaux (sauf à prendre en compte l'empire financier suisse qui défigure le tableau comme un furoncle sur la belle au bois dormant, Davos où se rassemblent périodiquement les bourreaux-en-chef de la planète, etc).

Amérique du nord

USA, régions "Crécy Agincourt" :

Les cotes est et ouest sont (en théorie) moins misogynes et white-supremacist que les "red states", donnant plus d'égalité aux noirs et de pouvoir aux femmes et aux prolos.

En pratique, les inégalité économiques sont supérieures à celle d'une république bananière (un CEO gagne 700 fois plus qu'un employé au SMIC) et les prisons sont pleines à craquer de noirs - en majorité. La population carcérale US excède en effet celle de n'importe quel autre pays de la planète ; la "guerre contre la drogue" (qui est en fait le revers de la médaille du package deal) a en effet mis derrière les barreaux 2 millions d'étazuniens, soit bien plus en nombre et énormément plus en pourcentage que la Russie ou que la Chine (qui compte pourtant 1.3 milliards d'habitants) ou que n'importe quel autre pays supposé "autoritaire". On ne tentera même pas la comparaison avec les pays dits "démocratiques".

Sans surprise, ces régions sont les plus touchées par le Syndrome Crécy-Agincourt : les cotes est et ouest ont les lois sur le contrôle des armes à feu les plus astreignantes ; interdiction quasi totale à NYC, les restrictions suivantes en Californie après le retour des marksmen vétérans de la 1ère G.M., et l'esprit de révolte des Noirs :
Concealed carry of handguns was banned in California in 1923. (One of many states to enact the "Uniform Act to Regulate the Sale and Possession of Firearms" -- which was originally aimed at part in disarming "uppity" black World War I veterans.) Then, in 1967 open carry of loaded guns on public streets or in motor vehicles was banned (one of then Governor Ronald Reagan's darkest days), out of fear of a few dozen "uppity" Black Panthers.
Mais beaucoup de restrictions s'appliquent au niveau fédéral :
The National Firearms Act (1934), which restricted access to certain types of guns and equipment and levied a hefty tax and registration system; the Omnibus Crime Control and Safe Streets Act (1968), which restricted interstate trade of certain guns, mandated a minimum age to own handguns, and established a national gun licensing system; the Gun Control Act (1968), which restricted ownership of any gun by certain persons, established the FFL system, restricted importation of various guns, and created marking requirements.
Le contrôle des armes à feu trouve ses origine à la fin de la guerre de Sécession  pour rendre l'accès aux armes plus difficile aux esclaves récemment libérés. L'idée était que les blancs bénéficiaient de la protection de l'armée et de la police, et donc même si le contrôle des armes à feu s'applique théoriquement à tout le monde de la même façon, il aurait moins d'impact sur les blancs que sur les noirs et autres "usual suspects".

La rage contenue de ces derniers explose de façon épisodique : les émeutes et incendies massifs suite à l'assassinat de Martin Luther King, celles suivant la convention républicaine de 1968, les "Rodney King riots" de 1990, etc.

La violence est généralement à sens unique, comme la destruction de l'immeuble des "MOVE 9" par une bombe lancée d'un hélicoptère de la police, et bien sûr l'Opération Vigilant Warrior de 2001 [Ndlr : attentats du 11 septembre 2001 - se référer au livre de Mike Ruppert pointé en haut de l'article] qui a coûté la vie à près de 3 000 prolos new-yorkais.

Les protestations pacifiques telles que "Occupy" (qui ne visent pas à mettre fin au "racket" dénoncé par le major Butler, mais plutôt à changer la répartition du butin entre strates sociales chez les occidentaux) sont bien tolérées, la classe dirigeante n'étant pas menacée elle ne ressent pas le besoin de faire couler le sang.

USA, régions rurales et "American Redoubt" :

L'Amérique rurale est souvent appelée avec dédain le "fly-over country"... Quelle que soit l'équipe présidentielle en place elle affuble ses habitants sous les drapeaux de noms tels que "O.F.U." ("One Fodder Unit", expression de George W. Bush) ou des "pions" (voir la citation de Genocide Henry).

Pourtant la marksmanship y est bien plus présente, sauf les villes ; celles-ci font fréquemment partie de la "gun control belt", et concentrent les tueries telles que celle de Columbine (les écoles étant mises à nu par le Gun Free School Zones Act (1990) qui interdit aux professeurs/instituteurs d'utiliser une arme pour faire face à une agression au couteau, ou pire), ou plus récemment à Littleton CO, dans une salle de cinéma où il était là aussi interdit d'entrer avec une CCW.

La dernière fois que l'absence de vulnérabilité de l'Amérique rurale lui a permis de défendre la "démocratie" (quelle que soit la définition que l'on en donne) est lointaine, mais donne l'inspiration : voir The battle of Athens. Comme le souligne Stan Goff dans son livre de 2003, les guerres menées par des appelés compétents (plutôt qu'une armée professionnelle)  encouragent ce genre d'attitude... Lorsque des vétérans qui ont risqué leur vie, appris la marksmanship, rentrent au pays et tombent sur un shérif corrompu qui fait du bourrage d'urne... Tout aussi connecté, pistonné et menaçant qu'il soit, il ne va pas faire peur aux marksmen, et va au contraire passer un mauvais quart d'heure.

Cela dit, si l'Amérique rurale est moins cancéreuse que l'Amérique urbaine, ou que la Grande Bretagne par exemple, elle est cependant extrêmement loin de la Suisse (qui n'est pourtant pas parfaite elle-même, loin s'en faut) ; les idéaux démocratiques semblent loin à présent, avec une sorte d'évolution à reculons qui fait que ces régions semblent remplies de béni-oui-oui bigots, de misogynie et d'intolérance raciale. On ne peut échapper à son héritage historique : les habitants actuels sont les descendants de ceux qui ont massacré les Indiens (bilan : des millions - voir des dizaines de millions - de morts), exploité les Noirs (la traite négrière dont les pertes durant le voyage trans-atlantique se chiffre en million). Elle revendique fièrement ses racines dans la guerre révolutionnaire menée par des Pères Fondateurs propriétaire d'esclaves et qui ne voulaient pas entendre d'un suffrage universel (pas de droit de vote des femmes). Leur notion de "patriotisme" les amène à sélectionner ce qui s'est fait de pire, les traits les plus détestables de leur ancêtres et d'ignorer les traits les plus intéressants, e.g.
A free people ought not only to be armed and disciplined, but they should have sufficient arms and ammunition to maintain a status of independence from any who might attempt to abuse them, which would include their own government.
-- George Washington
Les voix laïques et anti-racistes sont quelque peu perdues dans le brouhaha des fondamentalistes. Il n'est pas évident de visualiser un scénario optimiste même dans cette région. Surtout si l'on considère qu'elle a tendance à rester passive ou même à s'unir avec les autres régions pour le meilleur... et surtout pour le pire. Que ce soit pour de la violence interne : Waco TX (des dizaines d'adultes et d'enfants brûlés vifs par les bombes incendiaires du FBI, lors d'une confrontation faisant suite à une apparente violation de la loi sur les armes), Randy Weaver (dont la femme avec son bébé dans les bras a été abattue par un sniper du FBI, lors d'une confrontation autour du contrôle des armes à feu), ou pour de la violence externe... Pour laquelle elle renvoie l'empire romain au stade de second couteau à la petite semaine.

USA, unis autour de Wall Street contre la "conspiration communiste mondiale"

(autrement dit : Guerre Froide, lutte contre la décolonisation au profit du bloc de l'est).

Les USA de la Guerre Froide s'étaient déjà bien enfoncés... Ils étaient loin  les jours où, dans les années 30, les vétérans tels que le Major Smedley Butler, avaient refusé de s'associer à Wall Street pour renverser Roosevelt (voir Business Plot)... Privé de Plan B (contrairement à La Cagoule française après l'échec de sa propre tentative contre le Front Populaire), Wall Street avait donc dû se résoudre à investir plutôt en Allemagne... Avec cependant pour lot de consolation de superbes profits.

De nos jours Wall Street n'a plus besoin de renverser le gouvernement, ils SONT le gouvernement.

Pour les conséquences à l'étranger, voir le reste de cette page, catégorie "Amérique du Sud", "Asie", et "Moyen-Orient". No comment...

USA, unis autour de Wall Street pour la "guerre contre la drogue"

(autrement dit : Lutte de gangs pour le contrôle de l'argent de la drogue).

Idem ci dessus, la Guerre "contre" la drogue s'est faite en parallèle avec la Guerre Froide et le Endgame pétrolier / guerre "contre" le terrorisme.


USA/UK/Australie, unis autour de Wall Street contre le "terrorisme mondial"

(autrement dit : "Endgame" pétrolier depuis 1989 et surtout 2001)

Deux mots : Peak. Oil.

Le Déclin Terminal entamé en 2006 ne peut mener qu'à ceci... 








... mais, refusant de voir la réalité en face, le monde occidental (et en particulier ses "patriciens") s'investit à corps perdu dans l'exterminisme, comme si cela pouvait changer son destin. Voir le reste de cette page, catégorie "Moyen Orient".

Résumé:


  • Posture défensive : non ! CONUS n'a jamais subi d'attaque extérieure depuis que les "canucks" ont brûlé la Maison Blanche en 1812. Leur posture est entièrement tournée vers l’extérieur,  c'est celle de la Rome Impériale vis à vis de ses "proxies" et "pro-consuls".
  • Syndrome Crécy-Agincourt : variable selon les états.
  • False flag interne : série de false flags internes, Operation Vigilant Warrior aux USA le 11 septembre 2001, 'attentats' de 2005 au UK, Bali pour l'Australie.
  • False flags externes : long historique de false flags externes, Golfe du Tonkin pour attaquer le Vietnam, "remember the Maine" pour s'emparer des colonies espagnoles ..etc.
  • Résultat (illustré) : d'aucun pensent que le "4ème reich" (Prescott Bush & kids ..etc) a culminé dans sa brutalité avec son reichstag fire et est sur le déclin, mais 11 ans après la situation ne s'améliore pas, bien au contraire.


Eurasie



URSS, Russie

Les résolutions de 1918, le décret du 12 Juillet 1920, puis les articles 59 & 182 du Code Pénal de 1926, restreignent puis interdisent la possession d'arme, ouvrant la voie aux 20 millions de morts qui vont suivre, durant les purges ..etc.

L'URSS de Staline accélère la confiscation des armes, avec les résultats associés, avant pendant et après la seconde G.M. ; les exemples les plus connus sont Volgograd ("Stalingrad") et St Petersbourg ("Leningrad", dont la population affamée mangeait de la sciure de bois et de la colle à tapisserie) mais les gens ont été affamés aussi avant et après la guerre, avec des millions de morts à la clé.

Après-guerre, les citoyens russes peuvent détenir légalement un "rougio" [Ndlr : arme longue à canon lisse] mais pas une "vintovka" [Ndlr : arme longue à canon rayé]. La démocratie Russe n'est pas en très grande forme et la population a laissé construire des dizaines de réacteurs nucléaires, y compris les quatre de la centrale de Tchernobyl, dont la catastrophe n'a eu pour conséquence qu'un gel partiel de la nucléarisation du pays.


Inde

Le "poster child" de la révolution pacifique est sans aucun doute la révolution de Gandhi effectuée sans faire couler (ou peu) le sang. Alors, serait-ce mieux de faire la révolution en douceur ? Ce serait vite oublier ce qui est arrivé lors de la partition Inde/Pakistan, et les massacres anti-musulmans qui ébranlent le pays, les inégalités gigantesques entre l'élite et les crève la faim, et la désintégration qui guette.

En dehors des épisodes de violence, la vie quotidienne dans la "plus grande démocratie du monde" est similaire aux autres pays dont le monopole de la violence est détenu par l'état : les fermiers indiens, dépourvus de tout recours, en sont réduits à se suicider... souvent en avalant des pesticides. Le pays concentre une partie importante des quelques 900 millions d'humains qui ne mangent pas à leur faim... La démographie est encore moins contrôlée qu'en Chine. Là aussi c'est caractéristique des populations qui ont abdiqué leurs responsabilités défensives. Les seuls qui prennent leur destin en main et montrent des signes de vie sont, sans surprise, des rebelles, en l’occurrence les Naxalites.

D'aucun diront que Gandhi aurait vu d'un mauvais oeil le fait de prendre son destin en main par la force... Ce serait mal le connaitre :
Among the many misdeeds of the British rule in India, history will look upon the Act depriving a whole nation of arms, as the blackest.
-- Ghandi (autobiographie, p. 446)
I do believe that where there is only a choice between cowardice and violence I would advise violence. (..) Hence also do I advocate training in arms for those who believe in the method of violence. I would rather have India resort to arms in order to defend her honor than that she should in a cowardly manner become or remain a helpless witness to her own dishonor.
-- Ghandi (Doctrine of the Sword)


Vietnam

L'Indochine / Vietnam de Von Giap a une historique de résistance à la colonisation française (battue de main de maître à Dien Bien Phu), l'exterminisme japonais (battu) et l'exterminisme étazunien (battu avec grand peine). Leur performance dans ce dernier cas a été inacceptable par contre, résultat que l'on peut blâmer sur une multitude de facteur mais l'on choisira pour ce papier de se focaliser sur la marksmanship insuffisante des "pyjamas noirs" NVA et (surtout) Viet-Cong : " Unlike the main troops, who saw themselves as professional soldiers, local Vietcong groups tended to be far less confident ". Leurs prouesses logistiques et à creuser des tunnels leur ont permis de gagner malgré le bilan humain terrible.

Résumé:

  • Défense : oui..
  • False flag infligé par adversaire : oui, Golfe du Tonkin.
  • Syndrome Crécy-Agincourt : oui ?
  • Résultat : Défense contre les Français et l'OTAN (US et Australie en particulier) mais au prix de 2 millions de morts, contre 'seulement' 58 000 infligés à l'OTAN. Une meilleure marksmanship aurait aidé à améliorer ce bilan..



Chine

Le niveau de "démocratisation de la marksmanship" est similaire à celui du Japon, c'est à dire proche de zéro. Les mêmes causes (privation d'accès aux armes de la 'piétaille') ont eu les mêmes effets (développement des arts martiaux 'à mains nues', avec pas ou peu d'effet sur le syndrome C.A.). Après la guérilla de Mao contre Tchan Kai Tchek cette privation s'est donné un vernis légal, il fut alors inscrit dans la législation que la possession d'armes à feu par les particuliers était interdite.

Les chinois ont été victimes à des degrés divers : victimes de l'Opium sous domination Britannique  massacrés par centaines de milliers à Nankin sous domination Japonaise, morts par millions lors du "grand bond en avant" sous Mao... On en arriverait presque à sous-estimer leur situation actuelle, avec une pollution (industrielle, par les véhicules ..etc) parmi les pires au monde, les expulsions de villages séculaires pour faire place aux projets immobiliers des nouveaux riches, la politique de l'enfant unique implémentée de façon étatique avec la corruption et le social-darwinisme associé (les chinois les plus riches s'achètent des passe-droits, tandis que les plus pauvres doivent cacher leur grossesse et leur enfant) et qui a échoué à garder la population dans les limites de la Capacité de Charge avant le Peak Oil et le Déclin Terminal, comme souvent dans les pays de type Crécy-Agincourt... La tension monte donc graduellement, sans relâche. Les révoltes précédentes (dont Tien-an-men est la plus connue) étaient d'échelle très limitée et ont été matées dans le sang. Il est difficile d'imaginer que la transition post-carbone se terminera aussi bien pour les élites chinoises qu'elle n'a commencé, malgré la posture défensive qui les met (au moins) à l'abris de menaces extérieures.

Le confucianisme n'étant pas exactement une religion militante ou expansive, on ne peut pas mettre les déboires chinois sur le dos du fanatisme religieux. Il n'y a qu'un seul syndrome qui puisse raisonnablement être placé à la racine du mal.

Les législations en cause ne sont pas difficile à trouver. A l'époque de la Chine nationaliste (1927-1949), l'article 205 du Code Criminel et les articles Art. 186-87 du Code Criminel (1935) restreignent, puis interdisent la possession d'arme. Après 1949, la Chine communiste durcit encore la loi avec l'Acte du 20 Février 1951 et l'acte du 22 Octobre 1957, allant jusqu'à instaurer la peine de mort pour ceux qui fournissent des armes à des "réfractaires".

Résumé :
  • Défense : non (jusqu'à Mao), puis étatique (à partir de Mao).
  • False flag : non.
  • Syndrome C.A. : oui !
  • Résultat : quand une révolution est accomplie par une minorité agissante ("avant garde"), le reste de la population devient dépendant de cette avant garde, pour le meilleur (fin des agressions extérieures) et pour le pire (violence étatique intérieure). Une meilleure répartition de la marksmanship aurait fait la différence sur ce territoire millénaire et qui bénéficiait d'une agriculture durable (cf "Farmers of fourty century" et le concept de nightsoil, que les Chinois ont inventé).




Japon

Rares sont les pays où le syndrome C.A. est aussi clair dans son application et aussi dramatique dans ses conséquences que le Japon. La seule période historique de tranquillité et de relative non-violence fut la courte période "Edo". Le reste de son histoire alterne entre les bourreaux et les victimes, atteignant son paroxysme à l'age du pétrole, le multiplicateur de force de la violence étatique : bourreaux de la Corée (avec les "femmes de réconfort"), bourreaux de la Chine (massacre de Nankin, etc), bourreaux de la Mongolie (où la fameuse "Unité 731" se livrait à des expérimentations sur des êtres humains parmi les plus atroces de l'Histoire, au delà même de que perpétraient les Mengele et autres Nazis dans les camps de la mort), victimes à Hiroshima et Nagasaki, où les bombes US "Little Boy" et "Fat Man" atomisent hommes femmes et enfants dans le but de "montrer" à l'URSS qui était le boss (et pour collecter des données expérimentales...)... Victimes à Fukushima Daichi... Où, pour ajouter l'insulte à la blessure, la classe dirigeante compte conserver (voire intensifier) le parc nucléaire de 50 bombes sales ("réacteurs nucléaires") qui sont pour la plupart gérées avec la même corruption et incompétence et construites sur des sites sismiques ..etc, que l'était Fukushima Daichi. À chaque fois la population japonaise est restée dans l'apathie ou a protesté de façon symbolique, tout réponse concrète ne pouvant mener qu'à l'annihilation puisque l'état japonais a le monopole des armes.

Ce monopole remonte à des siècles en arrière (du temps des Shoguns et avant, où seuls les Samouraïs avaient le droit de porter un katana), au point que le pays est pionnier des arts martiaux se pratiquant à mains nues (e.g. le karaté qui signifie "main vide", le nunchaku qui était à l'origine un instrument agricole/fléau ..etc).

Le shintoïsme étant une des plus "tranquilles" (Shinto), une des moins agressives au monde, on ne peut donc mettre l'histoire du Japon sur le dos du fanatisme religieux. Contrairement au syndrome C.A. la religion est un facteur aggravant mais ce n'est pas un pré-requis pour commettre des viols de masse, disséquer des être humains vivants ou imposer le Césium 137 à sa population.

Résumé :
  • Défense : non..
  • Syndrome C.A. : Oui !
  • False flag perpetré en externe : au moins un, contre la Chine, pour justifier (devant l'opinion internationale et la Société Des Nations) une énième invasion par des troupes japonaises.
  • Résultat : avec le syndrome C-A comme un des plus graves de la planète, les conséquences sont, logiquement, parmi les plus graves de la planète, en faisant des bourreaux de premier ordre et des victimes notables jusqu'ici, et probablement des victimes de premier ordre dans les années à venir : amenés à un overshoot parmi les plus marqués, caractéristique des pays de type Crécy-Agincourt (120 millions de bouches à nourrir sur un petit archipel montagneux - Cf le papier de Tony Boys), sans soupape de sécurité, le pays se prépare vraisemblablement à une transition post-carbone de type die-off massif.


Suite : Partie 2

OSLIK : Vulnerability & its consequences

VERSION FRANÇAISE : Des fleurs contre un fusil - analyse de la vulnérabilité des individus




[As a Christmas gift, Oslik sent me this quite long article on the vulnerability of individuals resulting, according to him, from a lack of equipment and/or competences. He points out many countries throughout History which have been the graveyards of many disarmed and uncompetent individuals. Feel free to take his words with a pinch of salt, as I wasn't able to back up with a source of information every fact he presents. Estimated reading time : 45min]



"3 hours without shelter. 3 days without clean water. 30 days without clean food. 30 years without a S.O."
- prepper saying
"3 seconds without a rifle and the will to self-defend with it. 30 seconds without marksmanship. 300 seconds without SUT. 3 hours without prepping."
- survivalist saying
Let's do a quick tour in history, with a heavy emphasis on the twentieth century, which is when repeating rifles really became common place; we'll try to determine what does not matter -- and more importantly what DOES matter -- in allowing people to be in control of their life, to live prosperous and fed, not be expelled from their lands, free of death threats and all forms of violence, ranging from the most basic to the most extensive -- torture and genocide come to mind.


Among the sources used to write this article:

Spain (civil war)


Let's start with the 1936-1939 Spanish civil war. It is a more overt and more contained mirror of what was to occur soon after in the rest of Western Europe. More contained, because despite the abundant external support to both sides, during all three years the "wet work" nerver overflows the country borders, it remains a striclty Spanish-Spanish affair. And more overt, because in contrast to the fifth column work by La Cagoule in France, the Reichstag Fire that occured in Germany, or even the "Business Plot" in the US, Franco overtly goes to war and does the work "in your face". While La Cagoule in France initially attempts a (failed) False Flag, then resorts to secretely working with German powers that be to get their help overthrowing the Front Populaire, which was deemed too close to the communists, the Spanish franquistes just openly profess their feelings and their intent to crush opposition by force, and proceed to do it.

This is one of those "open secrets" that to this day remain little known, yet profundly important. The Spanish Civil war is what happens when you go to war against fascists with sub-par marksmanship and even more rotten tactics, while the French "drôle de guerre" and subsequent berezina is what happens when you are cursed with sub-par marksmanship and ignore your fifth column garden-variety fascists (which continues to this day) and let them ally with your arch-enemy-turned-nazi. But let's not get ahead of ourselves... What was the setup for the whole thing, and the marksmanship profile of both sides ?

Yes, as some apologists for the republicans will surely point out, the franquists did have substantial amounts of weaponry and support. So let's start with that: in addition to being the professional army (by contrast to the rag-tag "armed citizens" on the republican side), Franco also had support from US industrialists Ford, Studebaker and General Motors, who sent 12'000 trucks for troops transportation. The Nazis sent some stukhas for testing their "bomb diving run" techniques. Mussolini sent some tanks.

But guess what, the republican side had plenty of support too: Mexico sent dozens of thousands of rifles and millions of rounds. The USSR sent some rifles as well, with some "strings attached" (i.e. some political commissars and demanding that they be obeyed, we'll see how instrumental this was in the republican defeat). International Brigades formed, made famous by George Orwell since he was one of those 36'000 volunteers. Not that this personel was direly needed: the civil war roughly divided the country in two, with hundreds of thousands -- if not millions -- of people on the republican side. Contrast these numbers, keeping in mind the conflict's outcome, with the successes of fourth-generation warfare that occured in the twentieth century, with a few thousand personel at most. Castro's conquest of Cuba started with 20 men, for crying out loud.

The core of the problem then, is one of tactics: the Republicans and their Soviet advisers were often involved in (as opposed to the absolute need to NEVER be involved in) World War I style assaults on entrenched franquist troops, which then had a field day gunning down those human waves. This alone makes one wonder if they 'deserved' to win, given such an abysmal competency level... But it gets worse: the communists, not content with being murderously incompetent, also assassinated people whom they should have considered their allies, i.e. the anarchists -- pulling troops off the front-lines to do so, no less.

The Spanish civil war remains one of the biggest wasted opportunities in history. Not only because the republicans could have easily won instead of losing 500'000 men and women with the remainder submitting to decades of dictatorship and a Plan Condor-like kidnapping of thousands of babies, but also because Franco's victory emboldened Germany and Italy. As Franco subdued the last of the republicans in 1939, Axis powers got in gear rolling towards Poland. And above all, Spain is used as a "proof" that you can't win against fascists, by two-bit progressives who do not understand the first thing about defense and offense.

Next time someone tells you something as idiotic as "it does not matter if you're in the offense or defense", use the Spanish Civil War as a clue-by-four.



Finland (Winter War)


Already discussed -- as a reminder: after the so-called "finnish" shelling of Mainila, 1.5 million soviet soldiers crossed the finnish border... and met the "White Death". A tiny population of peasants-hunters-soldiers was able to hold back the USSR's Red Army off 90% of their territory.



France and the "Cagoule" fifth column.


It's no accident the "Crécy-Agincourt Syndrom" is named after French military defeats: they are deeply symbolic. It's easy to mock French military history as it is a disaster to begin with. But the reason why is perfectly illustrated during that part of their military history that involved the Hundred Years War against England... During that time, France, the (largely) bigger country, enjoying the home field advantage, consistently got its ass handed to it due to the sheer incompetence of its armies. Indeed French nobles kept the plebe vulnerable by forbidding them from acquiring and training with e.g. bows. This allowed the back-then aristocrat ruling class to maintain their stranglehold on them... with the sad result of their being also dominated and decimated on the battlefield by external threats.

Although they suffered this syndrom consistently throughout history, there is one remarkable occurence in the 20th century : La Cagoule. Modern-day activists like to point out at George W. Bush being voted in by SCOTUS ("5 votes count more than 100 million"), surfing on this own Reichstag Fire's wave with support from PNAC... But that was no huge novelty at all, one predecessor was Maréchal Pétain surfing on the Werhmacht's invasion after a (failed) false flag on 11 Sep. 1937, with support from La Cagoule. So how did that happen ?

Thing started pretty much as in 1936 Spain. Indeed 1936 France elected leftists ("Front Populaire") to the government. The anti-communists were incensed. But unlike in Spain, there was little they could do about it -- in the military structure, only the high brass disapproved of leftism, but they failed to mobilize the rank-and-file against the "communist" menace. After a few months of hand-wringing, the anti-communists decided to hell with it -- we'll stage a "communist" bombing attack against the chamber of commerce, that should do the trick, start an uprising, and thrown the people into our arms. But that 1937 false flag failed as well. That's when they resorted to Plan C, as in Cut a deal with Germany.

As documented in a few (too few, unfortunately) books, starting in 1939 the military brass's behavior was a very optimized "fight fire with fire" strategy; since the population refused to become anti-leftist, then by gosh they deserved to be punished for it, even if that meant making an "unholy" alliance. The aim was for the brass to crush their own (French) army and open the door wide to German invasion, so as to overthrown the Front Populaire from the outside. When the wet work reached France in 1940, those who disagreed with that coup, like then-colonel Charles De Gaulle, would then have to go into exile or be imprisonned.

This started by organising defense to be incompetent at the tactical level (poor use of tanks e.g.) and strategic level -- and was denounced as such by the British evacuating in a panic at Dunkirk. That resulted overall in a rapid rise in French casualties, despite their "home field" and "defensive" advantages. But even that did not suffice, as the numbers show clearly: there were 70'000 German casualties versus 100'000 French casualties. Then followed the evacuation of civilians streaming on the roads south, and the infamous canard "if we resist any longer the Germans will bomb Paris and we will lose some priceless cultural heritage and buildings". When even that failed, they threatened with cour-martial all the French units that refused to surrender, which finally did the trick.

What then, was the settlement with Germany at that point ? Not a cease-fire. Not an armistice. An actual bona fide surrender, with the french military brass sending the army's vehicles and gear to help strengthen the Wehrmacht, sending millions of French soldiers into prisonner camps in Germany, sending non-military Frenchmen as workers in German factories (the infamous "S.T.O.", whereby they helped manufacture Opel trucks, messerschmidt planes, bombs and ammunition used against Great Britain and later US G.I.s), sending food and staples, sending Jews (rounded up by French police) to German or French (Drancy) Death Camps, and so on and so friggin' forth.

You'd think France was threatened with extermination, if it had to resort to such extreme means to appease the Germans. Surely, if it was in such dire straits it was in no position to request anything at all. Yet the Germans were very generous: they granted the French military brass sovereignty over part of conquered France. And no small symbolic fraction, mind you, more like half of it.

So the French anti-communist/military brass got to rule the southern half of France whilst the nazis got hold of the northern half. Pétain got on the radio (for the youngest of our readers: remember there was no T.V. back then *g*) and told the population, crocodile tears streaming from his eyes -- we have sinned! my dear countrymen, we've been too far on the political left! now we have to pay the price for it.

If that is not the result of a deal, you gotta wonder what else they could have imagined to make the deal sweeter for Germany, in addition to sending military gear, military men into Stalags (and some actually went to fight alongside Germans, killing Russians ..etc, e.g. the Division Charlemagne), non-military men into factories... Should they have ordered French women be sent to German brothels as filles de joie as well.. Or should the French generals have shot their soldiers themselves with their own sidearms, for people to finally understand and believe that there was a genuine will to sabotage the country from the inside, with German's help.. Anyhow people now live with the results of the Big Lie and what followed. The involved generation and the Baby Boomer (next) generation did what they did in Indochina, Algeria, Africa, with even more zeal than they had during the occupation... And their offspring is waking up to the fact we're entering the red zone, with a big "Eat the Chosen People" flashing light. It's hard to be very optimistic for the future of that country. Maybe pockets of "swiss-like" populations will still stand up after the rest has collapsed.


Switzerland (esp. W.W.2)


The helvetic confederation is one of the places in the world where possession of a "marksman rifle" is most encouraged: the fass90/SIG-550 is standard issue during military service; when that service ends, the rifle is proposed for sale to the user at a reduced price, after being modified from select-fire to S/A. Adding up military-issue rifles, military-issue-turned-civilian rifles and other rifles people purchase with their own money, Swiss rifle ownership is amongh the highest in the world. As testimony to the gun culture of that country, it is very common to see a swiss citizen in supermarket cashier lines with their fass90 slung on their shoulder, purchasing groceries on their way back from the shooting range (see picture).

Indeed they of all people understand that training is paramount: rifle ownership is only one prerequisite of defense, the real foundation of defense is marksmanship.

The proof is in the pudding; the country has been free of invasion for many generations, including when the rest of Western Europe was under nazi domination and/or eagerly collaborating with the "final solution", sending trainloads of jews/homosexuals/gipsies/communists/resistors to the gas chambers. In his books, Stephen Halbrook explains just how opposite the situation was for those of the jews/communists ..etc that were Swiss : Swiss jews were in arms just as any other Swiss citizens, including commissioned officers in the highest ranks. Halbrook also analyses many archives documenting how detailed the German invasion plans were. Germany was very hesitant to invade Switzerland, probably the most heavily fortified and competently defended country of Europe. German hesitation was not for lack of bad feelings: in Target Switzerland (1998) Halbrook quotes Hitler, proclaming that
"all the rubbish of small nations existing in Europe must be liquidated," even if it meant he would later "be attacked as 'the butcher of the Swiss.'" In his diaries Josef Goebbels described Switzerland as "this stinking little state." The Gestapo prepared lists of Swiss to be executed once the Nazis overran the country.
And Swiss neutrality was indeed tested. German bombing runs tried to take "shortcuts" in Swiss skies on their way to France, but they were shot down and the pilots made prisonner, much to the rage of the nazis. Later, German paratroopers tried to sabotage Swiss airfields. Then an invasion plan, Operation Tannenbaum, was elaborated. But by then Germany had almost lost the war and had other cookies in the fire... Swiss defenses had deterred Germany long enough that they never lost even one personnel to German fire, nor any civilians, be they jew or otherwise.

Contrast that with countries that failed the most basic standards of humanity, drowning their minorities in a sea of blood... and who sometimes have the gall to criticize Switzerland's conduct during the war, as red herrings to hide their own shameful behaviors.



USA, "Crécy-Agincourt" regions


The disarmed urbanized areas of the US are the simpler to analyze, being closest (or least remote) to other basket cases described in this page.

A few references to illustrate the C.A. Syndrom (hat tip to SurvivalBlog):
Concealed carry of handguns was banned in California in 1923. (One of many states to enact the "Uniform Act to Regulate the Sale and Possession of Firearms" -- which was originally aimed at part in disarming "uppity" black World War I veterans.) Then, in 1967 open carry of loaded guns on public streets or in motor vehicles was banned (one of then Governor Ronald Reagan's darkest days), out of fear of a few dozen "uppity" Black Panthers.
And at the federal level:
The Gun Free School Zones Act (1990) [turned teachers and their pupils into sitting ducks, soft targets]
The National Firearms Act (1934), which restricted access to certain types of guns and equipment and levied a hefty tax and registration system; the Omnibus Crime Control and Safe Streets Act (1968), which restricted interstate trade of certain guns, mandated a minimum age to own handguns, and established a national gun licensing system; the Gun Control Act (1968), which restricted ownership of any gun by certain persons, established the FFL system, restricted importation of various guns, and created marking requirements;
This results in symptoms similar to other C.A. Syndrom areas and countries of the world, modulo a Middle Class which is larger than usual: people outside of the elite have more numerous, less educated and less empowered children. There is more "soft" violence and blood spilling: the metropolises -- theoritically less racist and less mysoginistic than the supposedly "backward" boonies -- in fact see their fair share of rapes, economic equalities (a CEO earns 700 times more than a basic wage employee), the prisons are full of (overwhelmingly) blacks, choke-full of more prisoners than any other country on the planet, even China and its 1.3 billion inhabitants; black neighborhoods sometimes erupt into violence, as they did after the assassination of Martin Luther King, the GOP convention of 1968 and the assassination of RFK, the Rodney King Riots of 1990 ..etc. These all resulted in a lot of property destruction, fires, and quite a few deaths.

Violence going the other direction tends to be more "effective"... From the small scale (the firebombing of the MOVE9) to, of course, the bigger scale Operation Vigilant Warrior in 2001 and its 3'000 direct deaths.


USA, rural regions


Contrarily to the metropoles and densely populated eastern third of the US, the states centered around the "American Redoubt" have high(er) levels of marksmanship. One has to be careful to exclude cities from this picture, even cities located in so-called "red states", to draw a picture that makes sense. For instance the recent massacre in Aurora, CO movie theater occured in part because that theater had a "gun free zone" placard. Clearly this is opposite from rural values, the US countryside areas are much closer to the "marksmanship" ideal. One should also be careful not just in spatial but also temporal delimitation; things have been trending downwards for decades. For instance forceful restablishment of popular vote confiscated by a corrupt Sheriff, as occured in wake of World War 2 (The battle of Athens) would be unimaginable today. With that said, that descent was not a scary free-fall like in e.g. the United Kingdom, these regions remain a bastion of riflemen like few other places in the world, somewhat free of the Crécy-Agincourt Syndrom (again -- if you exclude cities from the picture).

This makes them no Switzerland however, for complex reasons that involve their having remained associated to the hoplophobic remainder of the USA, and their being associated to the US (and Wall Street's) "wealth pump" system, whereby 300 million americans -- 5% of humanity -- receives 25% of the world's oil and 30% of its natural resources.

Indeed rural population provided and continues to provide the bulk of the personel used for Wall Street's anti-communist wars (Korea, Vietnam ...), Wall Street's Oil Endgame wars, Wall Street's gang wars (Afghanistan, a few SpecOps in Colombia in the 90s ...) and welfare for the Wall Street military-industrial complex (pretty much "all of the above" wars).

Though there are exceptions, very few people follow the precept that "people should no be afraid of their governement, governments should be afraid of their people". In fact, most shy away from these words:
A free people ought not only to be armed and disciplined, but they should have sufficient arms and ammunition to maintain a status of independence from any who might attempt to abuse them, which would include their own government.
-- George Washington
And in fact, far from focusing on the more noble traits of the Founding Fathers, like increasing freedom, they focus on decreasing freedom for others (as if it was a zero-sum game where more freedom for others is thievery against their own freedom): mysoginism (just like women were barred from voting), racism and minority-ism(!) against arabs and blacks (just like the Founding Fathers were slave-owners)...

There are other ways that "divide & conquer" is alive and well in the Land of the Brave... In addition to dividing people on their freedoms, they are divided on their access to the wealth pump. This shows up in e.g. the acronym FSA ("Free Shit Army") being bandied around. What does this boil down too ? Considering where the "free shit" comes from, it boils down to this: being disgruntled at the "share of the loot". Those who spilled their blood in resource-rich countries around the world see the lion's share going to Wall Street, a small share going to "blue states" who didn't participate (as much) in the blood-spilling, and a trickle of the loot go to those who should actually be credited for the it, the soldiers and veterans.

Those who sabotage the freedom of others, will one day see their freedom sabotaged as well. Indeed since 2001 they are at the "eating the chosen people" stage, with TSA gropping men and women before boarding flights, the "PATRIOT" act, indefinite detention of americans deemed "enemy combattants", the death-sentence-by-drone without trial nor jury and so on and so forth.

All in all, the rural US could be compared to ancient Rome and its legions -- except for the obesity and gropping: it presents the paradox of an armed citizenry that submits to its ruler's calls for spilling blood in foreign lands... Because it used to be a profitable endeavour. Especially since the draft ended and the army became all-volunteer, they do so willingly and enthusiasticaly -- at least in the initial stages of each war, though the patriotism tends to wear off from troops with their "ass in the grass" and generally becomes the exclusive province of armchair warriors and chickenhawks after each war drags on with no clear objective... Until the old, abused soldiers retire and the next war is started with young new soldiers barely old enough to vote or get a driving license or understand geopolitics and Wall Street, and thus -- rince and repeat. This continued submissiveness gets them the disdain of people they submit to; e.g. George W. Bush dubbed enlisted men "O.F.U." ("One Fodder Unit"), Genocide Henry called them "pawns" and so on.

It would seem this cycle can continue indefinitely as no generation learns from the previous ones... Except we are reaching the endgame now; with Peak Oil behind us (2006), the US are entering uncharted waters, just like other oil-based industrial countries.


USA-WallStreet, Cold War against "communism"


The anti-communism story starts of course soon after "Red October" 1917 but gets interesting only in the 30s. As in France, there is a coup d'état attempt, somewhat less half-baked: the Business Plot aimed at emulating the italian brown shirts' show of force, launching a mass march against the Capitol. Like in France, the coup failed, except it failed... even before starting. The Wall Street planners made the mistake of asking Smedley Butler to lead the coup. Butler had a spine and an aversion for corporatism/fascism (unlike modern soldiers who don't question things much), and went in front of Congress to spill the beans. Despite his testimony, no one in Wall Street did time.

To the contrary, they went to "Plan B", investing in fascist Italy, in Franquiste Spain, and investing heavily in Nazi Germany. These investments allowed the Axis powers to go to war against the USSR, killing 20 millions, they also entailed millions of victims in western and central europe, and of course... sending some US G.I.s who helped mop up the mess in the end, with a couple hundred thousands KIA added to the body count. Again, the "Treading with the enemy act" could have stopped Wall Street in its tracks... But the leading force against it stopped abruptly: after FDR's passing away in 1945, Truman, a rabid anti-communist, took over and reverted as much as he could. Including any sue-ing of the Wall Street tycoons. Far from doing time for having invested in the death camps and the weaponry that killed 100'000+ GIs, the robber barons got away scott free and made handsome profits after Truman gave them back their money. That's how e.g. the Bush family built a political dynasty that would result in a several governors, 1 senator, 1 vice-presidency and 3 presidential terms.

These days, Wall Street no longer needs to "overthrow" the government, they OWN the government.

That translates to a bloody fallout for the rest of the world, especially south america and the middle east, as described elsewhere in this page.


USA-WallStreet, war "against" drugs


The war "on" drugs (a replay of the alcohol Prohibition in the 1930s) served as a useful justification for interventionism, especially in the 1989-2001 decade between the Cold War and the Oil endgame. But one should not forget that even when outside of the spotlight it has always been, and remains, there -- an important revenue stream for Wall Street.

Indeed a trend emerges whereever you look: the uncle sam kingpin strongly supports those drug lords (e.g. Uribe in Colombia, the Northern Alliance in Afghanistan) who invest their drug money in US banks and send cocaine/heroine to those deemed "useless eaters", black neighborhoods in US cities, Russian populace and others; and said kingpin even more strongly opposes those who try to eradicate drugs (e.g. the 2000-era Talebans) or who try to divert drug profits for their own cause (post-invasion Talebans, the FARC-EP in Colombia ..etc).


USA (and the UK, Australia..), war "against" terrorism and Al-(Cia)da


Also known as the Oil Endgame. It's easy to forget it will all end like this...


It's also easy to forget how it all began. Some groundwork was laid in the 1980s as Jimmy Carter (then-spokeperson for Wall Street aka POTUS) and his NSA Zbigniew Brjzezinsky devised a plan to fund, train and finance Al-Qaeda mudjahideens; the immediate goal then was not yet the oil endgame (Peak Oil arrived more than a couple decades later), but rather to deal a blow to the USSR. The next POTUS, Ronald Reagan, would even call the muj "freedom fighters" and "the moral equivalent of our Founding Fathers" (despite cynic's opinions, the Founding Fathers were neither as mysgonistic as the Talebans, nor were they drug dealers *g*). It followed a now-familiar script: as occured later in Yougoslavia in the 1990s and in Syria in the 2010s, the US-backed gangs could not be dealt with only by the police forces and drew a military response, entering a spiral of escalation, aiming at destabilising or toppling the targetted society... to its very core. Afghanistan went from a modern country with women doctors and women ministers to the current medieval hell-hole. Yougoslavia erupted in an orgy of ethnic cleansing and retribution. The jury is still out on Syria. As to Lybia, jihadists overthrew Kadhaffi and like in Syria, are still considered the "good" Al-Qaeda. No doubt that could change in the future, if/when time comes to invade.

Which is what occured in 2001 Afghanistan. During the Taleban-US negociations that went down in Texas in August 2001, the Talebans were promised a "carpet of gold" or "carpet-bombing" depending on how amenable they were to compromise on a variety of topics, including opium, pipelines building and revenues. They probably didn't compromise enough, since after the September False Flag (and October Anthrax letters from the USAMRIID in Fort Detrick) they became "bad" jihadists in need of an overthrow.

And the rest is... history in the making. Ten years later the US' hold on oil producing countries is shaky, and so far the Oil Endgame is a net loss in terms of supply: the US' share of global oil supply went down from 20+ Mb/d to 18 Mb/d and counting, whilst Chindia's share is sky-rocketing. The 2002 coup d'état in Venezuela -- a big player in terms of reserves -- was a failure, with the armed populace chasing away the SOA-schooled coupsters and reinstating Chavez in less than 48 hours. Other potential targets have learned (some of) the lessons and put themselves on more defensive footings, especially after seeing what happened to Irak, which was sent back to the (radioactive) stone age after getting rid of its most potents weapon systems, trying to accomodate the US, and accepting its conditions -- only to be invaded anyway.

The combination of decreased share of the world's oil and the heavy price paid in "blood and treasure" to just barely moderate that decrease, and the fact that said price is paid by enlisted troops, which represent only a small percentage of the US population, result in rising discontent. Even without understanding the first thing about Wall Street's phony war "on" drugs or the war "against" terrorism, US consumers and US citizens and US libertarians alike smell that "something's not right".

How this all ends up, is difficult to say. In the long term, of course, it will be a world without oil. But how do we get from here to there; will there be another False Flag, e.g. a Gulf of Tonkin redux against Iran? Or something bigger, like a war with China? After all, there is a democrat in the White House currently. As much as WallStreet/Republicans tend to get all the blame for militarism, the truth is -- WallStreet/Democrat wars have been bigger, and often against chinese proxies: Korea, Vietnam were huge, compared to Bush Senior's puny Gulf War 1 and Reagan's lame Iran-Contra-Gate drug-smuggling-plus-death-squads operation. Or maybe the US ruling class will understand all the low-hanging apples have been picked already and there's no push-over oil producing country left to invade any more, and there will be no external false flag or war, but an intensification of the "war at home", demonization of various components of the Middle Class so that it gives up expecting/hoping for more of the loot? Between rising expectations and decreasing oil supply, something has to give. All the options are ugly... which is what happens when you run straight-on into overshoot.

One thing's for sure. We're living in "interesting" times... In the chinese sense of the word.



USSR, Russia


The resolutions, 1918; the decree, July 12, 1920; Art. 59 & 182, Pen. code, 1926, all worked together to ban possession of firearms, enacting severe penalties for "offenders".

Stalin's USSR accelerates gun confiscation, resulting in horrific vulnerability of the population to both internal and external aggression, in line with the C.A. Syndrom: 20 million soviets are killed by nazi Germany, and probably as many killed in Ukraine and Russia during the purges that preceded and followed the war.

Modern day Russia only allows possession of a "rougio" (shotgun) but "vintovki" (rifles) are still banned from civilian ownership. The Chernobyl catastrophe in 1986 was the most traumatic industrial event to date, until being equalled (some say superceded) by an equally hierarchically rigid country, Japan, at Fukushima.



India


India is often cited as a poster-child shining example of a bloodless revolution, mistakenly leading people to believe the same can apply to their situation. Ghandi did not despise firearms despite claims to the contrary by those who didn't read his books... to the contrary he wrote:
Among the many misdeeds of the British rule in India, history will look upon the Act depriving a whole nation of arms, as the blackest.
-- Ghandi (autobiography, p. 446)
and
I do believe that where there is only a choice between cowardice and violence I would advise violence. (..) Hence also do I advocate training in arms for those who believe in the method of violence. I would rather have India resort to arms in order to defend her honor than that she should in a cowardly manner become or remain a helpless witness to her own dishonor.
-- Ghandi (Doctrine of the Sword)
As a matter of fact, post-independance India was anything but pacific, with huge ethnic (or rather, religious) cleansing against muslims and bloodbaths against what was to become inhabitants of Pakistan. In the 2000s, hundreds of muslim residents were massacred and burned alive by Indian mobs, none of which needed firearms to commit these atrocities. On a larger scale, the "world's biggest democracy" is in cahoots with western corporations, destroying its agriculture, leading to mass peasant suicides, and accounts for many of the world's 900 million malnourished people. As often the case in C.A. Syndrom countries, demography is a run-away basket case.

Unsurprisingly, the only ones in the lot who behave anything else than a melanoma are the Naxalite rebels. Though those readers who are as allergic to Maoism as they are to the C.A. Syndrom will not rejoice that much... Rock, meet hard-place.



Japan: all your atoms belong to us


The japanese archipelago is a poster child if there ever was, for the Crécy-Agincourt Syndrom. "Gun control" is actually "Weapon control" for them and dates back to centuries of forbidden ownership of basic weapons, even blades, for those not part of the Samurai class. So much so that the Japanese had to pioneer "karate" (empty-hand) fighting and other weapon-less forms of "defense". The shintoist religion regards the Emperor as god-like, and few nations on the planet have such high regard for "authority" and blindly following orders.

The results are in proportion to that strong hierarchy, with six centuries of civil wars interrupted only very shortly by the peaceful and ecological "Edo" period... and things picking up to a screaming crescendo with the advent of the Oil Age: butchers of Korea, of China (massacre of Nankin ..etc), of Mongolia (with the infamous "Unit 731"), victims at Hiroshima and Nagasaki... A less rigid populace might have learned a lesson or two here... especially as far as nuclear physics are concerned. Yet the opposite happened, as they let corruption take over as never before in their history and set themselves up for unprecedented suffering in the years to come. They let corrupt megacorporations construct faulty-designed nuclear plants, yakuzas mafias handle them, and located them on tusnami- and earthquake-prone spots of all places. The only surprise with Fukushima Daichi is that it took decades for it to happen, after many close calls and "accidents" in the previous years.

Yes, a sizeable minority of Japanese have their mind in the right place... One just has to watch "Mononoke Hime" and other masterpieces advocating a return to a more natural life to be convinced of it. But the C.A. Syndrom overrules them. Even if they amount in the hundreds of thousands, they still account for almost zero, disarmed as they are. Only rifle-carrying personel counts, that's how it is.



China


Chinese civilian access to rifles (much less marksmanship) is similar to Japan's, that is to say, zero. This historically has led to the same effects: development of "martial arts" as an (ineffective) replacement, consistently placing the populace in the "victim" category.

The Art. 205, Crim. Code, 1914; Art. 186-87, Crim. Code, 1935 restricted then banned private ownership of firearms, and it was downhill ever since. From being barely "dominated" by foreigners, the populace became the targets of epic megadeaths at the hand of the Japanese empire and from their own leaders, Mao included.

You'd almost forget that the current situation, if (for now) less violent, is on track for some very bad juju to be sure.



Cuba


Fidel Castro's life offers a unique opportunity to study two completely different approaches to revolution as an armed conflict. His first attempt at seizing power was a raid, a frontal attack on the Moncada Barracks, whose outcome was a complete failure; most involved were either killed or (like Castro himself) captured. Oddly, he was then freed and exiled a few years later, giving him a chance to try again -- and that's where things get interesting.

His second attempt was completely opposite, as he and his "barbudos" then tried defensive tactics. Okay -- his landfall and the next few days were somewhat "offensive" to be sure, being hunted down by Batista's army, leading again to horrific losses as his personel went down from 150 to just 20 men. But then they were able to take cover in dense forrest and switch to defensive tactics, mainly ambushes. Relying more on patience (indeed it would take all of the next three years to conquer Cuba), remaining hidden from big enemy units and engaging only units small enough to overrun (meaning the castrists could do "battlefield recovery" and recover more ammunition than they expended at each engagement), allowed Castro and his partisans to survive and thrive. The recovered rifles also meant that the locals could be armed -- many joined the castrists daily, the group's strength growing from 20 personel to 1500 in under a year. Likely, their marksmanship was state of the art: they reportedly engaged targets at 1000 yards with scoped rifles, a distance that is still highly respectable even today.

When a "vanguard" of people 'saves' a population, the benevolent white knights generally turn on their population -- the rule of the game is "Meet the new boss, same as the old boss". But look where these guys were coming from: the island was conquered by dozens of thousands of "barbudos", only 20 of which were the original "vanguard" offloaded from the Granma ship. The island had not been a mere spectator to its liberation. It became a bona fide actor when (part of) the population and the 'vanguard' fusioned together... The apparent absence of a Crécy-Agincourt Syndrom showed up in later public declarations by e.g. Che Guevara, to the effect that,
"Anticipating an invasion, Che Guevara stressed the importance of an armed civilian populace, stating "all the Cuban people must become a guerrilla army, each and every Cuban must learn to [..] use firearms in defense of the nation."
The results were fairly stellar. The Bay of Pigs invasion attempt was crushed in a couple of days, with most of the CIA spooks-soldiers killed or captured. In the coming decade Cuban military prowess grew enough that they were able to project force. For instance when South Africa supported an insurgency (the UNITA) in Angola trying to replace the left-leaning regime there with an Apartheid regime modelled after its own, dozens of thousands of Cuban soldiers were sent to help, successfully repelling the invasion. Alas, to borrow from the famous "fishing" saying... If you defend a man, he will be safe only for a day.. If you teach a man to defend himself he will be safe for the rest of his life. This, in effect, is what happened, as Angola went into the ditch a few years after the Cubans headed home.

Anyhow the Cubans themselves have been completely shielded form Uncle Sam's death squads and Pinochet's, or even low-intensity eradication as endured by the people of Haiti, an island with similar climate to Cuba's but with almost no rifles, let alone marksmanship.



Mexico

If a path to the better there be, it begins with a full look at the worst.
-- Thomas Hardy
Firearms (and hence also marksmanship) is subject to insane fees in Mexico. In fact the country is a basket-case of social darwinism run amok, where the rich appropriate not only water and food security but even the most foundational rights of all -- access to defensive implements -- by imposing close to $10'000 gun permit fees to the population, the majority of which lives hand-to-mouth.

As often in C.A. Syndrom basket cases, the violence takes place not so much from the statists but especially from local mafias. Mexico has bad geographical luck, being on a bottleneck landpath for exporting Colombian cocaine from its US-backed producers to its US consumers, and harbors the most violent drug cartels in the world.

If you thought Uncle Sam's death squads had violence down to an art and could not be beat, watch what Uncle Sam's drug carriers can do to a young child whose dad got in their way. Do NOT watch this after lunch, or risk throwing it all up. This is what happens to vulnerable people. Not a pretty picture but you have to realize what the current situation is before thinking of improving it.



Argentina, Chilli...


The story is well-known. After winning the presidential race in 1971, socialist leader Salvator Allende was congratulated by Fidel Castro, who offered him an AKM as a gift with these words -- "congratulation comrade for your sucess; but if you want to defend your revolution you will need this". Allende politely smiled but ignored the advice.

Two years later, on 9/11 1973 he was toppled in a coup led by General Pinochet, and killed in the presidential palace. The population -- especially 'leftists' or those suspected of being so -- joined the already swelled ranks of victims the world over; 3'000 were outright killed, 10'000 were "disappeared", some of their bodies later washed upon Panamean shores, 100'000 went into exile. The country joined Plan Condor.

Similar story with the advent of the "dictatorship of the colonels" in Argentina, which also joined Operation Condor.

What was that? Operation Condor was a setup for police-states coordination, allowing Chilli, Argentine ..etc to share information on their "dissidents" to allow tracking them down even if they crossed a border. After these fathers and mothers met their death, their infants, if any, were given to child-less junta couples to rise as their own. That was the second part of Operation Condor.

As in Franco's spain, the population had nowhere to run, nobody to turn to, and remained under dictatorship for decades. As to the kidnapped infants, their parents were dead. Some mistakes are less forgiving than others. Vulnerability is one of those.



Nicaragua, Guatemala...


As explained by Major General Smedley Butler in his "War is a Racket" speech, already in the early 20th century the USMC made impressive body counts among the helpless/vulnerable people of (colonial) Haiti, (colonial) Cuba, Central America, the Dominican Republic, and as far as China. All to allow US corporations to thrive, as well as Wall Street companies invested in oil or sugar, banks, and on and on: National City Bank, Brown Brothers, Standard Oil ..etc ..etc.

In the second half of the century, latin america became the business of the SOA (School of America, a US "school" with peculiar "students": there, latin personel friendly to US interests was/is taught how to overthrow a democracy, torture, disappear "dissidents" ..etc). Guatemala is witness to the lethal results of gun control with its 100'000 deaths between 1960 and 1981, coming on the heels of gun-grabbing Decree 36, Nov 25 -- Act of 1932; Decree 386, 1947; Decree 283, 1964... Nicaragua and its 10'000 killed by the Contras in the most horrific manners, is another place where helpless peasants became killed and dismembered (not necessarily in that order) peasants.

Former CIA Chief of Station J. Stockwell estimated at the end of the Cold War,
Coming to grips with these U.S./CIA activities in broad numbers and figuring out how many people have been killed in the jungles of Laos or the hills of Nicaragua is very difficult. But, adding them up as best we can, we come up with a figure of six million people killed -- and this is a minimum figure.
As bad as that sounds, though, that was the good old times ("nothing personal/serious, it's just business") of economic growth. Now that Peak Oil is past us (2006 for crude+condensates, 2008 for all-liquids), the oil Endgame is shaping up to be some first-class unpleasantness. There are already hints of the S.O.A. teachings being ready to be put to use against first-world people... including the US "chosen people".



Narco-State "Cocaine": Colombia


Colombia produces 90% of the world's cocaine. World drug money, cocaine included, amounts to $600 billion a year. The official story is that all of that money flows to drug cartels. One gotta wonder why they don't just purchase the planet country by country, if they earn $6 trillion per decade, but anyway that's how the mainstream story goes.

Nothing shakes people out of that 'consensual trance' or makes them lose faith in that official theory. Not even when holes the size of a cargo ship -- litterally -- are blown through it: this occured in the 1990s when Colombian President Uribe's right-hand man was caught smuggling cocaine precursors by the boat-load. Or when it was revealed that Uribe, this darling of the US, Uncle Sam's protégé, had his presidency race financed by drug lord Diego Murillo; and that he was the driving force behind the creation of the AUC death squads. Or when narco-news (again) broke the story on the Banamex bank knowingly laundering drug money.

An alternate mainstream media story goes, those $600 billion a year in fact go to this double-plus evil group of evil rebels called the FARC-EP. The FARC-EP exist since 1964, so again one wonders how come they still live in the jungle, use latrines, eat food cold from "cold camps" out of fear of aerial detection, if they make anywhere near that kind of money. So instead of this official story, I'll take the non-officially-approved figure any day of the week; that is, the FARC owning ca. 2% of the coca trade -- not of the value-added processed cocaine, the coca leaf trade. That perspective puts the statists in the spot-lights, but at least it feels reality-based, for a change: the resultant profits would amount to millions of dollars a year, which is congruent with the logistics of feeding, arming and paying 10'000 volunteer fighters. As to the $600-minus billions, they go to those who already run the world, for whom it's pocket change. QED.

Talking of which, the self-confidence of the statists is such, that one iconic capitalist, the president of the New York Stock Exchange, found it perfectly normal to meet the head of the FARC-EP in the jungle in 1999 as if he was going to Mc Donald's to order a Big Mac. When back to the US and asked by journalists what the hell he was doing in the jungle meetings marxist rebels engaged in war against a US ally, he said he went there to invite them to visit the NYSE. Some believe that was an unimaginative lie, and he was actually there to negociate their investing their 2% of the cocaine trade in US banks, so as to join the other 98%. I think maybe, perhaps, he might have been lying too.

Getting back to the topic at hand, vulnerability and marksmanship. There is a clear divide between vulnerable people and marks(wo)men. Case in point -- the Colombian countryside. You may live in a "peace" community and be decapitated with a chainsaw together with your children... Or you may be part of a self-defense community or of the FARC-EP (which is racially diverse and thirty percent female, which eases their being marxist quite a bit!) or the ELN, and actually inflict kills on the death squads, rather than be tortured and killed by them.

To sum it up with a soundbite, a guerilla is a pacifist whose family was raped and killed. I rest my case.



Palestine/Lebanon/Syria


The east mediterranean side of the MENA region has a complex post-war history, but on the whole it simply illustrates the overaching need to not be vulnerable, the paramount requirement of civilian marksmanship as a prerequisite for stability and population self-protection. Be it Lebanon, which attempted to become the "Middle east's Switzerland" by doing things in the wrong order (get riches first, marksmanship later) and got sent back to the stone age for it by Israel... or the Syrian society which, judging by the mass massacres of civilians by jihadists, has very few rifles in civilians hands and expects the armed forces to by everywhere all the time to protect the people, and pays the price of country disintegration for it... In these and many other cases (Sabra and Shatila, the Nabka ..etc ..etc) the same causes lead to the same effects, as if history was hammering lessons down humanity's throat again and again and again: lack of marksmanship kills. Absolute lack of marksmanship kills absolutely.

One exception to this depressing landscape is the Lebanese shi'ia group, Hezbollah, that's been a rising Lebanese power for the last couple decades or more. This is as close as they have come to "widespread" marksmanship... which means there's still a lot of ground to cover (from 30'000 militia-men to the whole population) but that's a good start, and it showed in the 2006 Lebanon-Israel war, where the former made a black eye on the latter, deterring any new attack ever since.



"Arab Spring" countries: Tunisia, Lybia, Egypt...


Those who wondered how things could be worse than with US client-state dictatorships, got their answer in the last two years. US- (and Europe-) backed radical islam and the Shariah is rising in all the "arab spring" countries, with women rights in full retreat (Egypt is even talking of excision again). The truth, no matter how little people want to hear it, is that extending the Saudi Arabia model to the MENA region benefits none of the concerned countries; this is true also in those of the countries where change was obtained, not by armed jihadists but "pacific" demonstrations: nobody was "victorious" in those instances since nothing was obtained by force, but only by begging and by "pressure". The dictators left not at gunpoint, but on their own accord, when their police forces started killing too many protesters. It is said that revolution obtained by force by a small fraction of the population (e.g. a 'vanguard') for the "benefit" of all, in fact benefits nobody. What then, should one say about a so-called revolution which was not obtained by any external force at all, but (temporarily) granted by the dictator ?

Egypt, especially, is one of the biggest food "basket cases" on the planet (importing 90% of its food), and should be watched closely in the future, as noted by Piero San Giorgio and others. With its massive population overshoot there are no limits (or rather, pretty high limits) on what can happen with it.



Narco-State "Heroin": Afghanistan


Afghanistan is to opium poppy/heroin what Colombia is to the coca leaf/cocaine. It produces almost as high a percentage of the world's opium as Colombia does with cocaine. No wonder it's at the top of the hit list of Uncle Sam's big "eye in the sky".

The Afghan's curse is their poor marksmanship. Some of it is due to their poor eye-sight and uncorrected myopia. Some of it is just plain Illiterate Peasant Syndrom. True, there are reports of Afghan locals successfully engaging US personnel at mid-range and escaping unmolested, but they are far and few inbetween. The Talebans still resort to suicider bombers and suicide infantry raids for their more spectacular attacks. The planning and (especially) execution of their ambushes against US soldiers is often sub-par to say the least -- even when e.g. outnumbering an isolated squad and in an overhwelmingly favorable setting it can take hours to gun them down (see Marcus Lutrell, "Lone Survivor").

The combination of poor marksmanship and deadly determination from Uncle Sam to keep his "goose that lays the golden (opium) eggs" is deadly for the Afghanese, with a reported death toll even higher than the sky-high Iraki one in numbers, which is even more impressive if calculated in percentage. They are still on their way to shake off the imperial stormtroopers like they did to the British empire and the Soviet empire, but it will have cost them dearly, even worse than it cost the Vietnamese to keep free (which is saying something, given the epic death count in Vietnam). Perhaps if the "mujahideens" were not so primitively mysoginistic their society would have fared better...



Iran, from democracy to police state to theocracy


The overthrow of premier Mossadegh during Operation Ajax, a joint british/US operation, is well known and needs not recounting here. What mandates analysis, as always, is the way vulnerability influences people' lives. During the Shah's police state years, the SAVAK secret police was trained by the CIA and tortured people with "cattle prods" or by pulling nails. Without civilian marksmanship, the state was all-powerful and free to do whatever it wanted to do... Until enough people were fed up enough in a sustained enough timeframe to defy the dictatorship even if meant risking their life to do so (just how much was "enough" ? well, a lot -- everything's more difficult and requires much bigger numbers when people are completely naked and vulnerable). The ayatollah years saw a transition from torture to mysoginistic theocratic rule, which probably felt like something of an improvement to those whose nails were previously pulled.

During the Iran-Irak, the initial regime "tactic" was sending human wave after human wave of personnel to be machine-gunned by Iraki MG nests and gased in their trenches. This worked to some extent as Irak was put in a difficult spot, but the price to pay was taking a heavy toll. Long story short, the Iranian society has evolved a bit (heck they're even experiencing a timely demographic transition just now) and individual marksmanship seems to be valued more in their armed forces. In fact if the performance against Israel of the Iranian protégés -- the Hezbollah -- is any indication, marksmanship is prioritized high by Iranian leadership. Not to mention that in an hypothetical confrontation with Uncle Sam, even before resorting to 4th generation warfare the Iranians will be able to inflict quite a few "high-tech" blows and probably have aces up their sleeve, as their recent hacking/hijacking of a high-tech US drone proved.



Irak, gulf war(s)


The media has been comparing the death tolls in Mexico and war-torn Irak in the last few years. Beyond the raw similarities (beheaded men here, beheaded men there, 30'000 killed/year here, 50'000 killed/year there) it makes sense to some extent, because both are/were targetted with high determination for a "Prize".. In Irak's case the Prize is their oil reserves rather than geographical bad luck.

On the other hand the comparison is sheer nonsense for the longterm view: Irak has been sprinkled with DU235. It's hard to compare anything with that.

As recounted by numerous US 'advisors' while providing marksmanship training to the Iraki police, the typical Iraki refuses to aim his AKM rifle, claiming "I don't need to aim, Allah will guide my bullets". In 2003 and 2004 there were a few iraki snipers of varying skills... A few using Tabuks (scoped AKMs) for, at most, 200 m. urban engagements. Fewer still using SVD Dragunovs. The vast majority behaved like that infamous Gulf-War-1 era Iraki reinforced company that was annihilated by three (3) SOCOM operators using nothing more than .223 rifles firing (then-special) rounds loaded with 77 grains bullets. To be fair, there are other factors at play. The terrain, for one: it is extremely unfavorable for defenders; in fact it is close to ideal (though not perfect -- sand storms take a toll on US gear) for the airland war model used by Uncle Sam, with thermal sights and armor supplemented by A-10 Warthogs.

Irak is great for one thing though -- exposing the difference between rifle ownership and rifle marksmanship. Rifle ownership is what they have in irak. When faced with actual rifle marksmanship (and DU235-firing tanks and planes) the became worse than victims or martyrs. They became a Depleted Uranium wasteland.



CONCLUSION


There's no worst blindness, the saying goes, as that of the man who does not want to see. Indeed the hoplophobic types, if they glance at this page at all, will likely not change their mind. They will brush off the above examples as speculation, or "exceptions to the rule" or some such ahistorical views, and go on with their merry hoplophobic/consumerist/cruise-missile-liberal lives... until they meet their fate.

To those who have a head to run the body though, the options are clear.

With your bare hands (or with a rifle but no marksmanship, which amounts to about the same) you are just a potential victim a la Argentine; or a low-tech mass-murderer a la Rwanda.

With a rifle and rifle marksmanship and the will to use it, things change drastically. Yes, it can be used for offensive purposes a la high-tech massacre of Irak -- that is, if the guys in front of you are defenseless; if they are marksmen you won't be able to do a thing, since equally distributed marksmanship is a defensive tool, not an offensive tool. Indeed high-tech wet work is not the remarkable aspect of marksmanship. The remarkable aspect of rifle marksmanship is that it allows for assymetric defense. That is to say, successful defense against vastly superior attacking forces.

There is no precedent for that in human history. Throughout history successful defense required being at least as numerous as the aggressors attacking you, or having superior skills (at sword handling ...etc) or advantageous terrain or a combination thereof... There was no intrinsic advantage to the defender, and in fact there was more an intrinsic advantage to the attacker, who benefited from surprise... With rifles, there is an intrinsic advantage to being entrenched (e.g. in or near the village you and your family live in) and an instrinsic DISadvantage to being on the move (to e.g. attack a foreign village), out in the open (you DO have clear fields of fire around your village, don't you?) and so on. So much so that you may be outnumbered by the attackers (in, say a 3-to-1 or sometimes 10-to-1 or more ratio), have slightly less marksmanship than the attackers, and still prevail while sustaining much fewer injuries and victims than the attackers.

Between the pressure exercised on vulnerable people (be they Mexican kids or Argentine moms), and the ease with which vulnerability can be cured (just a few days of training on a 1 or 2 MOA capable rifle makes for a great foundation already), anyone with cognitive capabilites beyond that of an ostrich and not blinded by emotional bias can figure it out for themselves. Get a rifle, get good with it, then train your husband/wife/teenage kids to be good with it then spread the word to those who will listen. That's how you end up living in a Swiss-like settings instead of an Haitian hell-hole.

-Oslik

[Go get that rifle and train with it, that's the basic message Oslik gives us. Whether or not you agree with his assumptions on the way the world goes round, you deserve to survive ! You may want to read the last article @ Modern Survival Blog : The attempt to disarm the American]

mercredi 12 décembre 2012

Lecture : "Rues Barbares - Survivre en ville"

"Quittez la ville. C'est pour votre bien." (p.33)

Préambule : Dr Prepper & Mr Survivalist


Avant d'attaquer le compte-rendu de lecture, je voudrais faire une petite mise au point. Selon moi, le monde de la prévoyance se divise en deux catégories : les preppers (de l'anglais preparedness : fait d'être prêt) et les survivalistes. Il y a souvent un clivage plus ou moins précis entre ces deux mouvements.
Les preppers se préparent ou sont prêts à vivre lors d'une rupture de la "normalité", que ce soit une crise économique ou un ouragan, que ça dure une semaine ou 3 ans. Leur but est d'être résilients, de ne pas se laisser ballotter par le courant. Les survivalistes se préparent ou sont tout autant prêts à affronter ces ruptures de la "normalité", mais leur réflexion les a amené à croire que le monde dans lequel on vit va s'effondrer incessamment sous peu, dans 5 ou 10 ans. Pendant la Guerre Froide ils se préparaient à l'holocauste nucléaire, pendant les chocs pétroliers ils se préparaient à l'effondrement économique, à la fin des années 1990 ils se préparaient au bug de l'an 2000, de nos jours ils se préparent aux conséquences d'un crash énergétique, bref ce sont des doomers (de l'anglais doom : situation catastrophique inéluctable) qui entendent s'adapter à un changement irréversible et profond de la société.
Je me positionne entre ces deux courants, en développant ma "prévoyance totale". Ce n'est qu'un idéal vers lequel on peut tendre mais qu'on ne touche jamais.

Qu'est-ce qu'une ville ?


C'est une très bonne question que les auteurs ont développé dans les premiers pages. Nous découvrons ainsi à quel point les agglomérations sont dépendantes du "système de support" et que si en temps normal on peut y trouver plus aisément du travail et des activités socio-culturelles, elles deviennent, en cas de rupture de la normalité, de véritables trous à rats dans lesquels la survie est possible mais peu enviable. D'où la phrase citée en légende de la couverture ci-dessus. Une ville, tel un malade sur un lit d'hôpital, fonctionne grâce à un afflux constant de ressources provenant de l'extérieur ; plus elle est peuplée et étendue, plus elle est fragile.
Pour ce qui est de la taille, je citerais mon amie Wikipedia (source):
En France, où l'organisation municipale est devenue uniforme, l'INSEE définit la ville selon le critère de l'importance du peuplement et de la continuité de l'habitat. Une ville se définit par une population d'au moins 2000 habitants, dont les habitations doivent être à moins de 200 m chacune.
En Suisse, une ville est soit une commune de plus de 10 000 habitants, soit une commune possédant ce statut depuis le Moyen Âge.
Autant "survivre en ville" est envisageable dans une commune de 30 000 habitants, autant c'est un cauchemar dans une agglomération comme le Grand Paris. Autant un francilien peut se dire prepper car il pourra nécessairement survivre sur place lors d'une rupture temporaire de la normalité, autant il est suicidaire et/ou schizophrène s'il se dit survivaliste et qu'il prétend survivre à l'effondrement du monde moderne.
Ce qui est intéressant dans ce livre, c'est le mélange subtil entre le survivalisme de Piero et la prévoyance de Volwest. Ils sont tous les deux d'accord pour dire que la ville n'est pas un environnement agréable en cas de rupture de la normalité, mais dans la vie de tous les jours l'un se prépare à l'effondrement de la société globale alors que l'autre travaille son indépendance sans disserter sur la fin du monde moderne. Le livre est donc destiné aux citadins preppers, voir même aux survivalistes, mais ces derniers doivent savoir qu'en cas de gros bronx durable, les grandes villes seront de véritables cercueils et qu'il serait pertinent de déménager préventivement vers une ville de plus petite taille.

Vous avez été prévenu !


Qu'elle qu'en soit la raison, vous n'envisagez pas l'exode rural. Pour compenser la fragilité de votre situation urbaine, il vous faudra mettre en place de nombreux filets de sécurité qui sont détaillés avec plus ou moins de profondeur dans ce livre, selon la hiérarchie déjà utilisée dans le précédent livre de Piero : eau, nourriture, hygiène et santé, énergie, connaissance, défense, lien social. Ces sept facettes de la préparation sont abordées d'un angle de vue bien évidement plus citadin que dans "Survivre à l'Effondrement Economique" mais si on en fait la comparaison, il y a beaucoup d'équipements, de systèmes et de compétences qui sont similaires. Après tout, la survie c'est la survie ! Mais en ville on a le problème de la densité de population, et donc il y a des choses qui seraient facilement mises en place à la campagne et qui demandent moult précaution en agglomération quand les "prédateurs" (ou "Alpha" d'après la terminologie utilisée par les auteurs) rôdent comme par exemple utiliser un panneau photovoltaïque, faire cuire du couscous ou faire sécher son linge au soleil. Je m'attendais à une présentation nouvelle, peut-être plus emprunte du style de Volwest.

7 points à développer


  1. L'eau devient très précieuse en cas de coupure du réseau en milieu urbain, et vous devrez vous soucier de pouvoir en acquérir, la filtrer, la purifier et la stocker. Plusieurs méthodes sont expliquées pour chaque étape, avec un niveau de détails adapté à l'importance de cette ressource primordiale : 72h suffisent à mourir de déshydratation, et boire une eau souillée peut entraîner la mort à cause de pathogènes ou polluants. Quel filtre choisir, quel contenant ergonomique, où chercher de l'eau en ville, comment doser la Javel etc.
  2. Le citadin aura du mal à produire de la nourriture, mais une grande partie des efforts qu'il peut faire pour se prémunir de la pénurie sont développés dans le chapitre sur l'alimentation. On regrettera l'absence du concept de tour à patates, qui est pertinent quand on a un balcon ou une grande fenêtre au sud. La production et la conservation des aliments, le stockage tournant ainsi que le petit élevage, les pièges et la pêche sont abordés. C'est une bonne base de départ qu'il faudra compléter par des livres références dont certains sont listés dans le chapitre connaissance.
  3. Le chapitre sur l'hygiène est celui qui m'a le plus fait peur, avec cette liste d'affections et les traitements correspondants : bisocadyl, diclofénac, cetirizine, pantoprazole... enfin que des noms barbares ! Dans un contexte dégradé où les maladies qu'on croyait disparu vont faire surface, l'hygiène partagera les survivants des macchabées. Ce n'est pas un sujet à prendre à la légère. Mieux vaut prévenir que guérir. Justement guérir, ce chapitre donne des pistes pour s'équiper de matériel et de médicaments afin de traiter tant que faire se peut les problèmes médicaux qui pourraient gâcher votre journée : une carie, une foulure, une infection etc. Bien évidement, l'accent est mis sur la nécessité de se former un minimum et de se documenter, car c'est un sujet très vaste.
  4. Le citadin est un consommateur net de ressources, notamment d'énergie. Piero et Volwest vous donnent des pistes pour développer un système électrique autonome, pour faire la cuisine et pour ne pas mourir de froid ou de chaud (suivant votre environnement). De bons vêtements vous économiseront de l'énergie, aujourd'hui et encore plus déterminant, en cas de crise. Un système tout con comme la bouillotte n'a malheureusement pas été mentionné (voilà c'est fait).
  5. Un prepper, et encore plus un survivaliste, doit connaître beaucoup de choses. Certains auront plus de faciliter à enregistrer dans leur cerveau des méthodes, routines et connaissances, mais de manière général, il vaut mieux avoir une bonne bibliothèque papier et le chapitre suivant donne une liste non exhaustive d'ouvrages sur des sujets divers et variés comme le tir au pistolet, l'élevage de poules ou les plantes médicinales. Une bonne poignée de paragraphes sont consacrés aux compétences à développer pour augmenter ses chances de survie et son utilité au sein de la société : la réparation et manufacture de vêtements, la transformation des aliments, la menuiserie etc. Vous pouvez piocher dans cette liste bien fournie pour vous choisir un nouveau hobby !
  6. La situation étant déjà craignos dans certains quartiers en temps normal, on peut imaginer que ça sera pire lors d'une rupture de la normalité, et que l'emprise des voyous s'étendra à de plus grandes zones urbaines. La vigilance est toujours la première chose à mettre en oeuvre, et les auteurs énumèrent diverses procédures pour éviter le conflit en premier lieu : connaître son environnement, varier ses déplacements etc. Porter un spray au poivre peut paraître aujourd'hui suffisant, mais cela s’avérera sans doute inapproprié en K2KK. Il vous faudra des armes à feu et savoir comment les manipuler. Un topo est fait sur les différentes armes, ainsi que les outils de gestion de conflits autre que les bâtons de feu. Une lacune incompréhensible : les gilets pare-balles ne sont pas mentionnés, alors que FerFAL par exemple, qui a vécu à Buenos Aires pendant la crise économique (jusqu'à ce qu'il immigre en Irlande car ça devenait vraiment trop le bronx), le conseille dans son livre comme un must-have pour se protéger des balles perdues, même dans la vie quotidienne car le crime augmente avec la misère.
  7. Dernier point important, le lien social. En ville, il n'y a pas beaucoup de gibiers, il n'y a pas beaucoup de sources ni de jardins, mais il y a beaucoup de gens. Ainsi le lien social sera d'autant plus essentiel que l'on se trouve au milieu d'un troupeau de moutons pouvant se transformer en loups en cas de crise. C'est le chapitre qui m'a le plus plu. Il vous faut dès à présent tisser votre réseau social et les conseils ne manquent pas pour vous lancer : se renseigner sur vos voisins, sur leurs problèmes et leurs ressources, participer à la vie politique locale, fréquenter certaines personnes clés comme les médecins, les dentistes etc. Vous avez du pain sur la planche...En situation de survie urbaine ce ne seront pas tant les équipements que vous possédez mais surtout les personnes que vous connaissez qui feront la différence.

Papa, y a la maison qui brûle !!


Il n'y rien de moins "durable" qu'une situation de survie en ville. Ainsi il faut toujours prévoir un plan E comme évacuation. Cela s'appelle le réalisme et même les preppers campagnards doivent prévoir cette éventualité. Un feu non contrôlé en milieu urbain peut se transformer en barbecue géant où les victimes après s'être étouffées se feront rôtir comme des poulets fermiers. Il y a une multitude de raisons qui pourraient vous pousser à déguerpir en quatrième vitesse. Les auteurs vous expliquent pourquoi et comment partir, quel système mettre en place pour évacuer sans trop de peines, où trouver refuge. La constitution d'un sac d'évacuation est un passage obligé qui est assez bien détaillé. Il vous faudra aussi vous coordonner avec vos proches pour que cette sortie par la petite porte se fasse vite et bien, car en K2KK, chaque minute compte ! Vous apprendrez ainsi ce qu'est une procédure standard (SOP) et vous découvrirez l'utilité des systèmes mobiles (SYSMO).

Se Préparer Pour Les Nuls


Si vous ne savez pas par où commencer, ne vous inquiétez pas : les auteurs vous prennent par la main et vous montre le chemin à suivre dans un programme de 30 jours top-chrono un peu similaire à celui que j'avais développé avec les collègues du forum Olduvaï (Devenir résilient : partie 1 et partie 2). Pour chaque jour vous avez une ou plusieurs tâches à accomplir, ainsi que des choses à acquérir. C'est très pertinent car il y a tellement de choses à faire pour devenir prêt que l'on ne sait pas forcément par où commencer. Certaines choses seront impossibles ou inaccessibles pour le lecteur pour l'instant, mais il suffit de diluer le programme dans le temps pour le rendre plus léger et réalisable. Les achats de dernière minute sont aussi abordés, même s'ils ne sont pas conseillés.

C'est la foire... aux questions


Le dernier chapitre avant la conclusion traite quelques questions et réflexions. Les réponses sont dans l'ensemble pertinentes et devraient rassurer l'aspirant prepper quand à l'utilité de sa démarche et donner les solutions raisonnables aux divers problèmes énoncés, que je retranscris ci-dessous (spoiler alert LOL !) :

  • Comment faire si je n'ai pas d'argent ?
  • Là où j'habite, on ne peut pas acheter d'arme à feu !
  • Et la confiscation des armes ? Comme en 1940 ?
  • J'habite dans un quartier à haut risque, mon quartier est dominé par un gang de criminels, dois-je déménager ?
  • J'aimerais partir de la ville mais le prix des maisons est prohibitif... Est-il pertinent de faire un prêt pour acheter une maison ?
  • Vous dites qu'il faut acheter de l'or et de l'argent, mais ces choses ne se mangent pas !
  • Comment faire pour convaincre mon conjoint, ma famille, mes amis ?
  • Mon voisin est un con. Il me déteste. On est en conflit. Comment faire ?
  • Comment convaincre les politiques de faire quelque chose pour nous sauver ?
  • Et s'il ne se passe jamais rien ? Tout cela sert à quoi ?

This is the end, my lonely friend


400 pages, ça passe vite. Si chaque sujet abordé dans ce livre devrait être approfondi autant qu'il le faudrait, cela nécessiterait 24 tomes format A4, et encore ! Je m'attendais à ce qu'il y ait plus de détails. J'avais eu la même frustration avec le précédent livre de Piero, mais cet ouvrage n'a pas vocation d'être une encyclopédie : c'est une base de lancement, une étincelle pour embraser l'imagination et se motiver pour parvenir à un certain état de résilience. Si comme moi vous trempez dans le survivalisme et l'indépendance depuis plus de 5 ans, vous ne trouverez pas grand chose de neuf à vous mettre sous la dent, mais ce livre pourrait vous servir à initier à la préparation vos proches vivant en agglomération. Etant donné que tout l'argumentaire "massue" catastrophique, qui faisait le travail d'entrée en matière dans "Survivre à l'effondrement économique", n'est pas présent dans ce livre-ci, Rues Barbares s'adresse à des urbains ayant un minimum conscience de leur grave état de dépendance aux systèmes de support. Nombreux seront les détracteurs qui crieront au scandale en prétendant que la ville est un enfer et que c'est vendre de la poudre aux yeux que d'éditer une feuille de route pour la survie urbaine. C'est très simple, ils n'ont qu'à se taire et à garder leurs sous.

Questions à 21€ :
  • Si j'ai lu le premier livre de Piero, est-ce que j'ai besoin de lire le second ? Même si j'ai eu l'impression que ce dernier était un peu plus raffiné que le premier, je ne pense pas que cela soit utile, à moins que vous recherchiez des spécificités urbaines.
  • Si je n'ai pas lu le premier livre de Piero, lequel des deux dois-je choisir ? Simple : si vous habitez à la campagne, prenez Survivre à l'effondrement économique, mais si vous êtes en ville choisissez Rues Barbares tout naturellement !
Pour conclure, je donnerais ma note à ce bréviaire de la survie urbaine : 15/20. Autrement dit c'est bien, mais ça aurait pu être meilleur. Je suis perfectionniste que voulez-vous...
J'ai essayé dans cette critique de décrire ce livre au plus juste, mais je peux cependant avoir omis des détails : ce sera à vous de les découvrir !

Pour vous donner une idée du style rédactionnel, vous pouvez lire les 3 extraits disponibles sur le blog de Volwest :
Rues Barbares - Extrait 1
Rues Barbares - Extrait 2
Rues barbares - extrait 3

Disponible sur cette boutique en ligne : Rues Barbares.

vendredi 30 novembre 2012

Ressusciter sa carte graphique - Bring your GPU back to life

(ENGLISH VERSION BELOW THE FOLD)

Qui n'a pas au fond d'un placard un ordinateur qui ne marche plus, avec des trucs bizarres qui s'affichent à l'écran ? Si votre PC a rendu l'âme, peut-être est-ce à cause de la carte graphique comme dans mon cas.

Il y a une quinzaine de jours, mon PC a freezé sans prévenir, pile au moment où je m'apprêtais à accéder à mon blog. Ecran figé avec des lignes bleues verticales. Au début j'ai pu redémarrer en mode sans échec, mais il y avait des artéfacts sur l'écran : lignes verticales ou horizontales bleues, vagues de "à"... Puis finalement je n'avais même plus la possibilité de démarrer en mode sans échec, juste lancer le disque de réinstallation qui ne m'a été d'aucune aide. Mes premières recherches sur internet m'ont fait découvrir que les cartes graphiques de ces modèles d'ordinateur portable (VAIO FZ) sont connues pour défaillir un jour ou l'autre (problème filmé par un youtuber). Sur le forum du site Sony, un utilisateur citait un message officiel parlant d'une extension de garantie exceptionnelle pour ces modèles, mais le mien est bien trop vieux (5 ans). J'ai contacté Sony pour une réparation hors garantie : le devis s'élève à 280€. Chez un réparateur indépendant, c'est un peu moins cher : 240€ environ.

Je me suis mis à la recherche d'un éventuel remplaçant à moins de 240€ mais je n'étais pas satisfait avec les offres d'occasions ou neuves. Dépité, je lorgnais du côté des portables de gamer (capable au moins de faire tourner le très beau Assassin's Creed 3 - testé sur Xbox 360, une merveille) quand, au hasard de ma navigation, je suis tombé sur une vidéo d'un type qui a récupéré une carte graphique morte en la passant au four. Puis j'ai vu ensuite d'autres vidéos sur ce bricolage, avec un fer à repasser ou un sèche cheveux ! J'étais vraiment étonné par cette méthode peu orthodoxe. Les commentaires en faisaient l'éloge.

Après avoir glané des informations complémentaires sur cette astuce, j'ai acheté de la pâte thermique dans un magasin informatique (Antec Formule 6, 8,25€ la seringue) et j'ai démonté mon ordinateur portable. J'en ai profité pour nettoyer le ventilateur qui n'étais pas si encrassé que ça. Une fois la puce graphique repérée, j'ai bricolé une jupe en papier aluminium pour éviter que le reste de la carte mère ne reçoive trop d'air chaud. J'ai ensuite chauffé la puce avec un sèche cheveux 1600W pendant 10 minutes :


Vue de la puce graphique avec l'ancienne pâte thermique :



J'ai nettoyé l'ancienne pâte thermique sur le CPU et le GPU avec l'ongle puis avec de l'alcool ménager, pour un rendu miroir :

J'ai de même nettoyé l'élément en cuivre qui repose sur le CPU et le GPU, à l'alcool :


Enfin, j'ai déposé une très fine couche homogène de pâte thermique sur les quatre surfaces et j'ai remis en place l'élément en cuivre, en faisant bien attention de le déposer bien parallèlement aux puces pour éviter que la pâte soit plus écrasée d'un côté que de l'autre.
Une fois toutes les vis remises en place, j'ai pu relancer l'ordinateur avec un grand sourire en retrouvant mon bureau !!
Par mesure de sécurité j'ai téléchargé un logiciel pour vérifier la température des puces : SIWPortable. En cherchant les températures types que l'on retrouve dans un portable, j'en ai déduit que ça n'allait pas trop mal... pour l'instant !

Je posterais des nouvelles dans un commentaire. [26/02/2013 : j'ai dû réparer plusieurs fois mon GPU, je pense que je ne mettais pas assez de pâte thermique lors des réparations, ce qui entraînait une rechute au bout d'un moment. L'avenir dira si j'ai raison]



A fortnight ago, my laptop freezed without warning. Apparently it happened to many Vaio users, like this one :

 At first I could start in safe mode, but it didn't last... I could at least start with the CD provided with the laptop but it wasn't of any help to solve my problem. I found on the web a first answer, on Sony's forums and it said the GPU was known to fail on these models so they exceptionnaly extended the guarantee to 4 years but mine is 5 years old so it was going to be a 280€ job to fix it (240€ at an independant repair shop).

I then looked for a second hand or even new laptop below 240€. Not cool. There was no chance they could run Assassin's Creed 3 (mine can't either anyway) ! I tumbled upon this video where a guy uses a hair drier to reflow the GPU :


After I read many positive feedback on DIY GPU reflowing, I bought some thermal compound (Antec Formula 6, only 8,25€) and once back home I opened the laptop. I cleaned the fan and once I found the GPU, I used tinfoil to isolate the chip from the motherboard to avoid toasting anything else. I blew hot air with a 1600W hair drier for 10 minutes as shown on the first picture. I cleaned the old thermal compound with alcool on the CPU, the GPU and the copper cooler (see pictures above). I finally put a very thin layer of the new thermal compound, on all 4 surfaces. I gently put back the cooler in place, holding it parallel to the chips in order to avoid any air bubble.
Once all screws were back in place, I hit the start button and VOILÀ !! I could finally launch Windows, the problem was solved.

I used SIWPortable to check the temperatures of the chips but everything seems normal... for now.

I'll keep you updated in the comments section below.

mercredi 17 octobre 2012

Happy Birthday To You, Blog !

[ENGLISH VERSION YOU KNOW WHAT...)

Un an d'existence pour cette fenêtre d'expression, cela mérite un petit message pour faire le bilan provisoire de cette aventure.

Je n'ai pas pu alimenter le blog autant que je l'aurais voulu car je passe trop de temps à lire ce qu'écrivent les autres (articles de presse, forums, blogs...) !! En outre, écrire version anglaise des messages me retarde à chaque fois, même si c'est une bonne chose en soi (exercice de traduction, ouverture aux internautes anglophones qui sont légions). Il y a beaucoup de messages sous forme de brouillon, qui attendent un peu d'inspiration et de motivation.
La publication irrégulière des messages ne favorise pas nécessairement l'affluence du public. D'après StatCounter, environ 1 visiteur sur 5 est déjà venu avant. Chaque visiteur consulte en moyenne 1,75 page. C'est déjà très bien !

La traduction du site Everycitizenasoldier progresse à petit pas, mais j'ai eu très peu de commentaires. En général il y a peu de commentaires sur les messages et je me demande quelle en est la raison. Soit les gens n'ont rien à ajouter, soit ils n'ont pas de compte Google et ne veulent pas en créer un. J'aimerais beaucoup avoir un retour sur ce travail d'édition, n'hésitez pas à me faire part de vos critiques.

Je voudrais remercier Oslik pour avoir pondu (private joke *g*) des articles de qualité. Il a encore des tours dans son sac, et il ne manquera pas de me faire parvenir un papier avant la fin du monde (public joke :-).

Ma préparation avance à petits pas. Rien ne sert de courir, il faut partir à point !

Qu'avez-vous le plus lu ?

D'où veniez-vous ?




This blog has survived for a year ! What a amazing performance ! Just kidding...

Okay, briefly, what's the big picture ? I could have done better, both quality and quantity wise. I spend too much time reading others' work, it slows my own work down. But I'll try to fix this in the coming months.

I'd like to add some subtitles to my videos so that readers from arround the world can understand what I'm talking about, but that ain't easy. Youtube help center gives me the (404) finger when I try to figure out how it works.

I have absolutely no way to know for sure how many people read my blog from the english speaking side of the web, that's a pity. I'd like some feedback on the english version of the articles, that would help.

Happy blogging year to you all !